Un père, c’est forcément absent?

Cette semaine, j’aimerais discuter d’un sujet dont j’ai un peu parlé sur IG et qui a fait réagir quelques personnes, ce qui m’a un peu rassuré sur le ressenti que j’en avais. Comme tu le sais, j’ai décidé de prendre un congé parental et m’occuper de Louis à temps plein. Cela n’empêche pas chéri de s’en occuper, et ça ne m’empêche pas d’avoir des projets autres. Normal en 2020 non? Eh bien, pas pour tout le monde!

Ils sont toujours ensemble

Au début du mois, j’ai eu besoin d’une pause dans la journée. Une migraine se pointait, Louis avait besoin de présence. On avait prévu d’aller à la plage ce jour-là, mais je ne me sentais pas d’y aller. J’ai demandé à chéri de partir avec Louis pour qu’il puisse se défouler, pendant ce temps j’allais me reposer. Eventuellement j’avais prévu de travailler sur le blog mais tu me connais, j’ai fini sur les Sims 4 ! Il a préparé le sac et ils sont partis. Par SMS je suivais ces péripéties pour trouver une plage qui ne soit pas bondée, et surtout avec des places où se garer sans marcher trop longtemps. L’après-midi se passe, je les entends rentrer. Il était dépité. Il a eu le droit à énormément de jugements. J’ai rigolé sur le coup, mais ce n’était clairement pas drôle, surtout que c’est fréquent quand ils sortent sans moi.

Si il est là seul avec son fils, c’est qu’il est père au foyer… Ca veut dire qu’il gagne moins que sa femme, la honte!

Un père qui travaille aussi aurait oublié le goûter… ou alors la mère a préparé les affaires

Il est peut-être veuf

De parfaits inconnus.

Ces remarques sont tellement déplacées ! Ce qui me frappe, en pensant à ça, c’est que je n’ai jamais eu aucune remarque de ce type quand je suis seule avec Louis aux mêmes endroits. Une femme qui s’occupe de son enfant seule, c’est normal, c’est son rôle… Mais en quel siècle on est?! Si on se fie à ces personnes, un homme qui gagne moins que sa femme ne réussit pas dans la vie? C’est vraiment leur salaire qui fait leur virilité à ceux là? Ensuite je me suis dit : imagines si il était réellement veuf, imagines à quel point ce serait violent pour lui d’entendre autant de commentaires !

Depuis la naissance de Louis j’entends des remarques qui nous ramène quelques décennies en arrière. Chéri prend toute sa part dans notre foyer, ce qui est simplement normal. Mais un homme qui fait les tâches ménagères, se lève la nuit pour s’occuper du bébé, prend plaisir à jouer avec son bébé… « Tu as de la chance Elodie! » Ce n’est pas en me le répétant que je vais l’intégrer. Je ne veux pas l’intégrer. Le fait que d’autres pères ne fassent pas la même chose, c’est ce qui me semble anormal et qui selon moi devrait être anormal. Je n’ai pas envie d’intégrer cette notion parce que ça voudrait dire qu’il est censé passer 10h par jour au boulot avant de rentrer, mettre les pieds sous la table. Comment dire, non merci. J’ai de la chance pour bien des choses, mais pas pour le fait d’avoir eu un enfant avec quelqu’un qui voulait un enfant, et pas juste une photo à mettre sur la table de son bureau.

Je pense que rien ne va dans notre société : les gens vont à la plage non pas pour se détendre mais pour médire sur les voisins, belle mentalité, belle utilité au déconfinement… Quid également des préjugés en fonction de nos sexes respectifs? Vu l’actualité de ces dernières semaines, ça m’a amené à me poser énormément de questions par rapport aux préjugés que je peux avoir, à mes premières pensées quand je croise quelqu’un. Je suis une privilégiée sur bien des aspects mais il est temps que ça change. Je n’ai pas envie d’être privilégiée, parce que ça induit que d’autres ne le sont pas, et le principe de supériorité/infériorité m’écoeure. Je ne supporte plus d’entendre quelqu’un dire que parce qu’il a tel origine/sexe/âge/métier/etc. il vaut mieux que toi. Je n’ai pas envie que Louis grandisse avec ce paradigme.

J’ai tellement de choses à dire sur ce sujet et en même temps je pense avoir énormément à apprendre alors je vais m’arrêter là. J’espère pouvoir en discuter avec toi en commentaires ou en privé! Je te dis à bientôt pour un prochain article!

Pancakes en deux ingrédients !

Aujourd’hui on se retrouve pour parler, comme souvent, d’une recette de la flemme ! Je t’en parle souvent, notamment sur IG, mais je veux cuisiner vite! Autant j’adore faire ça, autant je n’aime pas y passer 4h (RIP l’expérience du batchcooking, n’est-ce pas!) Alors je voulais te partager ma recette des petits-déjeuner où tu tombes en rade de granola (il faudra que je te partage cette recette!!!) et t’as pas envie de juste manger un fruit parce que si tu es comme moi, t’aimes bien finir le repas en ayant eu l’impression de manger comme 4 (sans le faire hein, sinon c’est autre chose)

Pour faire environ 3-4 pancakes il te faut donc :

  • Un bol, une fourchette et une poêle (naaaan tu déconnes)
  • Un oeuf
  • Une banane (plus elle est mûre, mieux c’est)
Pour te donner une idée de la quantité de pâte avec une banane et demie et un oeuf !

Et c’est tout ! Ma mère a fait une tête un peu genre « c’est quoi ton truc? » la première fois que j’en ai fait chez elle pour donner à Louis (en début de DME c’est top comme texture, et Louis et son amour pour la banane… On en parle même plus tellement les deux vont ensemble) mais je t’assure que ça donne un pancake qui se tient, et qui est super bon! Tu te doutes bien que sinon je ne t’en parlerais pas…
Tu écrases donc la banane à la fourchette, tu ajoutes l’oeuf et tu mélanges jusqu’à avoir une consistance bien homogène. Tu fais chauffer ta poêle avec un fond d’huile (de coco, désodorisé ou non) et tu fais tes petits tas… Et voilà!

Il n’était plus aussi rond après que je l’ai retourné, je te rassure !

Tu peux évidemment pimper la recette avec des pépites de chocolat etc… Par exemple on s’en servait pour mettre du thon pour Louis quand il était plus petit, dans ce cas là on rajoutait une cuillère à soupe de farine pour épaissir un peu la chose, sinon c’était trop humide et ça s’écrasait trop pour qu’il mange!

Mon petit déjeuner de fête des mères !

N’hésites pas à essayer cette recette chez toi et à me dire ce que tu en penses en commentaire, je te dis à très vite pour un prochain article!

Mes deux premiers gestes zéro déchet

Souvent, quand on discute réduction des déchets avec des amis, ou sur Instagram, rapidement on en vient à discuter astuces, petites choses à mettre en place. Parfois on me donne une idée et je me dis « Mais ouais! Pourquoi j’y ai pas pensé? Faut trop qu’on essaye » et j’embarque chéri qui me suit même dans mes essais (même les plus pourris, qu’on se le dise.)
En préparant mes idées d’articles, je me suis dis qu’avant de parler astuces poussées, de débattre de nos limites etc. Il pouvait être intéressant de te partager les deux choses les plus simples que j’ai mis en place depuis bien longtemps, avant même d’entrer dans une démarche de réduction des déchets !

Depuis littéralement des années, je n’achète plus de bouteille d’eau. Ca peut paraitre rien, et si tu es dans la même démarche que moi c’est peut-être déjà fait depuis longtemps pour toi aussi. En réalité, beaucoup trop de gens achètent encore des bouteilles plastiques, souvent pour une question de goût. A Rouen je buvais l’eau du robinet (flemme de ramener des packs d’eau à pieds depuis le magasin!) et j’ai continué en arrivant ici. Le goût me dérangeait énormément ici, et ma soeur nous a offert une carafe filtrante, ce qui solutionne le problème! Entre les carafes, le charbon et les perles de céramiques, il existe plusieurs choses à essayer qui peuvent faire économiser énormément, dans ton porte monnaie ET dans ta poubelle !

Cruche D'Eau, Boire, Rafraîchissement, Claire
Image trouvée sur Pixabay*

La deuxième chose que j’ai mis en place pendant mes années à Rouen, c’est d’aller faire mes courses avec mes sacs. Souvent j’oubliais, ou alors je ne prévoyais pas de faire mes courses donc j’arrivais et « Mince! J’ai pas pris mon sac » Résultat, je te le donne en mille: j’ai un sac à sacs qui étaient énooooorme. Il est toujours gros, mais il ne grossit plus (chanceux ce sac!) et même il réduit puisque je les utilise pour mes envois sur Vinted ! J’ai donc commencé à ramener un sac pour faire mes courses. Quand je me suis installée ici, avec chéri on a vu des sacs à vrac près des légumes. On a trouvé ça pas bête donc on en a pris 3. Aujourd’hui, on en a un peu plus et on les utilise à chaque fois, on emmène aussi des tup‘ et une boîte à oeufs. En fait, c’est des automatismes qu’il a fallu que je mette en place pour ce point, aujourd’hui je ne pars jamais faire les courses sans mon petit équipement.

5 sacs réutilisables fruits et légumes Ah Table !
Nos sacs à vrac shoppés sur ce site que j’adore

J’espère que ces deux astuces de base te serviront! Si tu es nouvellement intéressé.e par la réduction des déchets, ce sont des petites choses qui ne te coûtent rien sauf si tu veux t’équiper un peu, mais qui font tout de même une belle différence à la fin de l’année ! Notre transition vers le réutilisable nous permet de réduire nos déchets, mais également de faire de belles économies, toujours bonnes à prendre! Je te dis à très vite pour un prochain article!

Louis s’ennuie 😱

Aujourd’hui, comme depuis quelques semaines, j’ai fait un tour sur Instagram. Ahhhh les réseaux sociaux! On partage énormément de choses, on discute astuces et recettes pour limiter nos déchets et éviter le gaspillage… Et on culpabilise. En fait, j’ai remarqué qu’en fonction des comptes que tu suis et donc des posts que tu lis, tu peux parfois quitter l’application en te sentant bien plus mal qu’avant de l’ouvrir. C’est d’autant plus vrai quand tu fais le tour des comptes qui parlent parentalité, idées d’activité pour enfant… Et c’est ce dont on va parler aujourd’hui!

Comme tu le sais, depuis que Louis est né, j’ai décidé de rester à la maison pour m’occuper de Louis. Pour moi, ça voulait dire faire un maximum de choses avec lui, et donc depuis le départ je cherche des activités à lui proposer en fonction de son âge. Jusqu’au 9 mois de Louis, les idées d’activités sont finalement assez répétitives et donc je gérais plutôt bien, les comptes que je suivais sur IG m’ont donc semblé très justes, très pertinents. Puisque j’arrivais à suivre le rythme, c’est que c’était la norme non? Louis a grandi, le quotidien s’est installé, la routine également. Une fois Louis couché le soir, dans ma tête je résumais: à peine une activité, que j’ai eu du mal à préparer parce que pas le temps, et il y a passé 2mn30 …. J’étais donc une mauvaise mère.

Tous les jours, je continuais de regarder tous mes abonnements, j’y passais énormément de temps en plus! Et tous les jours, je me sentais de plus en plus mal, parce que je ne suivais plus le rythme avec mon fils, parce que je me sentais tellement nulle que je n’essayais même plus de proposer quelque chose pour qu’au final il y passe 10 secondes avant de tout détruire.. J’ai commencé à culpabiliser de ne pas lui proposer autant d’activités que les autres le font, et puis si il avait du retard à cause de moi? Rester à la maison pour ne même pas lui donner ses chances comme les autres enfants, mais qu’est-ce que je fou là?? J’ai pensé tout ça, jusqu’à récemment.

Le télétravail de chéri m’a permis d’avoir plus de temps et de prendre du recul. J’ai d’abord essayé d’en faire plus… Et j’ai craqué! La vie parfaite selon Instagram c’est ingérable ! Soit tu as les reins solides et tu achètes énormément de choses, et c’est génial. Soit tu es dans notre situation où tu as fait un choix qui implique une baisse de revenus, donc tu fais toi-même, et ça te prend un temps fou, et c’est pas aussi beau que sur les tutos que tu essayes de suivre, et ça ne durera pas forcément dans le temps… J’en ai eu marre d’essayer de faire 10 journées en une seule. Gérer un bambin toute la journée en étant enfermé tout en devant rester assez calme parce que télétravail, la pression que je me suis mise par rapport aux réseaux (bah oui, le confinement c’est génial, ça laisse le temps de faire du sport, trier tout son appart, devenir boulanger et j’en passe) … C’était trop.

Concrètement, j’ai laissé coulé pendant quelques jours. En essayant de ne pas culpabiliser pour une fois (lol, échec) et Louis a joué seul. En l’observant, je me rends compte qu’il n’a aucun retard, loin de là. J’ai arrêté de suivre les comptes que je trouvais les plus culpabilisants, limites anxiogènes en fait. Si tu savais comme ça m’a fait du bien ! On fonctionne comme ça depuis quelques semaines, et le fait de pouvoir ressortir se dégourdir les jambes nous aide à défouler toute l’énergie accumulée. Je me sens prête à lui reproposer quelques activités, sans me mettre de pression sur le nombre et la fréquence. Je m’inspire de ce que je vois dans les livres Montessori (en adaptant à nous) mais surtout, je regarde ce qui intéresse Louis et ce qu’il essaye de faire.

Pour résumé, je dirais que le contenu proposé sur les réseaux sociaux peut te pousser à comparer ces vitrines que tu regardes avec la réalité de ton quotidien. Forcément, faire ça engendre souvent de la culpabilité. Un peu comme si je me demandais pourquoi je ne ressemble pas à telle célébrité hyper bien foutue... Tout simplement parce que je ne suis pas elle.
Tu fais du mieux que tu peux et ça, ton enfant le sait. Le simple fait de jouer avec Louis lui suffit dans une journée, il apprécie aussi de jouer seul depuis quelques temps. Si je détaillais sa journée en temps réel, on me reprocherait peut-être de le laisser s’ennuyer. Ce n’est pas le cas, il trouve toujours quelque chose à faire. Il nous sollicite quand il veut et désormais, je suis bien plus disponible psychologiquement.

Je pensais publier quelques lignes sur le sujet, et comme d’habitude je me suis enflammée 😅 N’hésites pas à me dire ce que tu en penses en commentaire ou bien à me rejoindre sur Instagram (je parle surtout bouffe j’ai l’impression donc pas de pression haha) pour discuter! Je te dis à très vite pour un prochain article !

Des bisous,

Elodie.

Tirer le positif du confinement

A l’heure où j’écris cet article, le déconfinement approche. Les modalités sont floues, chéri continue quelques semaines le télétravail, de notre côté on va limiter les sorties avec Louis au parc le plus proche si pas trop d’enfants, ou à défaut à la forêt. En voyant les contraintes qui s’accumulent, moi et ma nature pessimiste on s’est demandé si on pouvait tirer du positif de ce confinement. Spoiler alert : c’est un grand oui !

Tout d’abord, d’un point de vue personnel. Comme beaucoup de monde et peut être comme toi, j’ai trouvé cette période hyper difficile à gérer. Sur le plan émotionnel j’ai été mise à rude épreuve. Gérer un bambin qui ne peut plus sortir, ça met ta patience à rude épreuve je t’assure! C’est justement sur ça où je me suis améliorée: j’identifie beaucoup mieux mes limites, et je passe le relai à son super papa quand j’ai besoin. Je t’en parlerai un peu plus dans un prochain article, mais je pense (du moins j’espère) que je sortirai de ce confinement en étant plus bienveillante et respectueuse du rythme de Louis. J’ai aussi trouvé un passe temps qui me fait du bien, et sans écran! Chéri m’a ramené un cahier de mandalas quand il est allé faire des courses, et j’adhère bien! Le cahier va me durer 1000 ans puisque je ne l’utilise pas très longtemps à chaque fois.

D’un point de vue familial aussi. Je trouve que notre dynamique à tous les trois a bien évolué. Louis s’est fortement rapproché de son père (plus que c’était déjà le cas, c’est fou), il a grandi de plusieurs mois en quelques semaines à peine! On a passé beaucoup plus de temps tous les trois, puisque chéri était à la maison à plein temps (même si sur ses heures de boulot il était moins dispo, physiquement il était là) et on a fait des appels visio avec ma famille de façon régulière, si bien qu’il interagit beaucoup plus avec eux qu’auparavant.

Enfin, je pense que c’est indéniable que cette pause a fait du bien à la planète! Objectivement, je suis très naïve d’espérer que ce soit l’occasion de changer notre façon de consommer de manière globale et durable, mais j’y crois. Au niveau individuel quelques prises de conscience peuvent avoir lieu et quelques actions qui vont dans le bon sens ont été mises en place comme l’achat auprès de producteurs locaux par exemple. Si tout cela se pérennise, un impact sur le long terme est toujours possible, espérons. A notre niveau, nous sommes toujours aussi convaincu que le chemin qu’on a emprunté est le bon. Les contraintes pour se déplacer ont engendré quelques difficultés d’un point de vue organisationnel mais notre motivation est toujours là.

Quel est ton bilan de ce confinement? Est-ce que tu réussis à en tirer du positif? J’espère te retrouver en commentaire et je te dis à très vite pour un prochain article !