Faire de l’argent vert, facilement

Aujourd’hui on se retrouve pour parler d’un sujet auquel on ne pense pas forcément quand on essaye de consommer autrement : l’argent !

Quand j’ai commencé à m’intéresser plus sérieusement au zéro déchet et à ma façon de consommer, j’ai lu le livre de la Famille Zéro Déchet. Hyper accessible, il explique simplement pourquoi remplacer une habitude par une autre. On a essayé de faire attention à chaque catégorie du livre et puis, à la fin, ils abordent la question de la banque.

L’endroit où on place notre argent (même si c’est juste ton salaire tous les mois, ça compte!) est important puisque par divers moyens, il peut servir à financer des entreprises hyper polluantes ou plus vertueuses. Actuellement, certaines banques investissent beaucoup dans des entreprises pétrolières par exemple.

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Au départ je trouvais ça contraignant de faire un changement de banque donc je procrastinais. Je me rassurais comme je pouvais en me disant que ma banque actuelle n’était pas « la pire » mais avec le temps, ça me gênait de plus en plus. Quand le sujet de faire un compte commun avec chéri est arrivé dans une discussion, je me suis dit que c’était le bon moment.

Nous avons donc contacté le Crédit coopératif, via le site internet de la banque. Il a fallu imprimer et remplir beaucoup de documents, comme pour toute ouverture de compte tu me diras! Ils ont des agences physiques mais aussi une à distance, celle où nous sommes clients donc. J’aime beaucoup l’investissement de cette banque dans une économie plus locale et solidaire. À l’inscription, on choisit à quelles associations (parmi leurs partenaires) notre argent bénéficiera.

Une fois tous nos prélèvements transférés sur cette banque, puis notre épargne, nous prévoyons de clôturer nos anciens comptes. Nous consommerons donc de façon bien plus vertueuse, sans faire autre chose que nos achats habituels !

Et toi? Prêt.e à changer de banque? On en discute en commentaires si tu veux, et on se dit à très vite pour un prochain article !

On a réaugmenté nos déchets?!

En début de semaine, sur ma page Instagram, j’ai partagé mon organisation pour faire les courses (tu peux toujours aller voir ça en story à la une si tu l’as raté !) En la préparant et en la postant, je me suis rendue compte que depuis le confinement, elle avait quand même beaucoup changé par rapport à avant, et pas dans le meilleur sens selon moi. Je voulais donc revenir dessus aujourd’hui.

Pendant le confinement, entre pénuries et envie de rester loin des autres, on a privilégié le drive. Depuis mai je retourne dans ma biocoop comme avant, et pourtant je n’ai pas totalement délaissé le drive. Pourquoi? Pour deux raisons assez différentes et en même temps assez simples.

Premièrement, le gain de temps et d’énergie n’est pas peu important ! C’est en effet plus rapide de récupérer un drive déjà prêt, en passant moins de 20mn pour le préparer la veille. Au delà du gain de temps, je trouve cela moins stressant. Je trouve l’ambiance assez angoissante depuis la fin du confinement. On oscille entre périodes où tout le monde s’en fou et fait comme si de rien n’était, informations anxiogènes sur l’augmentation du nombre de cas, port du masque obligatoire, suspicion de cas dans notre famille… Tout cela me fait éviter la foule, donc les magasins. Je rentre dans la biocoop en optimisant mes déplacements et mes actions. Je fais le même parcours que je connais par coeur, et je passe moins de 30mn en magasin, passage en caisse compris.

Enfin, argument non négligeable pour beaucoup, c’est plus économique. On ne va pas se mentir, et je ne l’ai jamais nié, tout acheter à la biocoop est plus cher. La qualité est là, mais ce n’était plus possible, au moins provisoirement. En effet, on a été touché comme tout le monde par les conséquences du confinement sur l’économie. Chéri va changer de boulot prochainement, donc on essaye d’anticiper en optimisant notre budget, pour mettre un peu plus d’argent de côté. Certains projets que l’on a depuis quelques temps sont également perturbés par la situation actuelle, notre priorité est donc d’avoir des finances saines. Je peux t’en reparler dans un prochain article si tu es intéressé.e par notre façon de faire un budget. On est en ce moment à environ 60% de nos courses faites en biocoop (sans le vrac, puisque jusqu’à récemment les contenants personnels étaient interdits), et pour le reste on continue de faire un drive hebdomadaire, qu’on diminue petit à petit en réaugmentant notre pourcentage de biocoop, le tout en étant attentif aux prix.

Pour autant, je ne suis pas défaitiste par rapport à la situation actuelle. Notre quantité d’emballage va rediminuer petit à petit puisque :

  1. On recommence doucement à utiliser le vrac : nos contenants commencent à être acceptés, donc on reprend petit à petit nos bonnes habitudes.
  2. Notre situation va se stabiliser : une fois que l’on sera fixé sur l’aspect travail, on pourra desserrer légèrement la ceinture (qui est tout de même assez lâche on va pas se mentir, pas encore de pâtes à l’eau à la maison 🤣 )
  3. Notre retour en arrière ne concerne que la partie alimentation, pour tout le reste nous n’avons pas changé nos engagements. Nous ne repartons donc pas de zéro 🙂

Chez toi aussi le confinement a modifié tes habitudes d’achat jusqu’à aujourd’hui? J’ai hâte de lire ton expérience en commentaire et si tu as des conseils à me donner pour reprendre un bon rythme, n’hésites pas! En attendant je te dis à très vite pour un prochain article !

Un jour, je serai vegan (!) ?

La semaine dernière, lors du challenge recette avec Sarra, je te parlais de mon objectif à long terme de supprimer totalement les produits d’origine animale. J’ai eu quelques discutions à ce sujet, surtout avec chéri puisque lui n’a pas envie de supprimer les produits laitiers, ce que je comprends. A force d’en discuter, je me suis dit que ça pourrait être intéressant d’en faire un article, pour partager avec toi où on en est à la maison concernant le végétarisme, et plus si affinité!

Globalement, à la maison, il y a vraiment très peu de viande (j’inclus le poisson dans le mot viande, pour moi un saumon ou un cochon, je ne fais pas de différence). Chéri en mange à l’extérieur et même si je lui demande quand je prépare la liste de courses, il me dit qu’il n’en veut pas. Sauf pour sa charcuterie corse, je précise sinon il se sentira obligé de le dire en commentaires 😉 Quand Louis est né, on s’est posé la question. Et notre entourage a bien insisté dessus aussi « Alors vous faites un bébé vegan? » Euh non, puisque nous même on ne l’est pas… Louis mange tout ce qui lui plaît depuis le départ (en dehors du miel avant un an, etc.), on lui a proposé un peu de poulet et de steak haché, parfois totalement refusés, et parfois il en redemande. On lui a également fait goûter plusieurs poissons, quand on introduisait les allergènes. Il n’a pas l’air fan, évidemment je ne le pousse pas à manger ce que je ne mange pas moi-même. Quand on est invité quelque part on fonctionne pareil: chéri mange ce qu’il veut, Louis goûte ce qu’il veut, c’est aussi simple que ça.

J’ai arrêté de manger de la viande il y a 4 ans, je crois. Je n’ai jamais été une grosse consommatrice de base, et ça me dérangeait de plus en plus de voir de la viande dans mon assiette ou bien en magasin. J’ai réduit et rapidement stoppé. Pendant ma grossesse, j’ai eu envie d’en manger, genre vraiment envie. J’en ai parlé à ma sage-femme qui m’a dit que mon corps m’en réclamait peut-être parce que besoin de plus de protéines/fer etc. Mes taux sont normaux mais jamais très hauts depuis toujours. Elle m’a proposé d’augmenter mes apports sans forcément manger de la viande ou bien d’écouter mes envies. J’ai écouté mes envies et manger de la viande quand j’étais enceinte et encore un peu après l’accouchement. Les images des reportages L214 me revenaient en tête chaque fois que je voyais la viande dans mon assiette, donc j’ai de nouveau bien diminué dans l’objectif d’arrêter. Cette fois j’ai envie de faire attention à plus de choses. Je diminue les produits laitiers: lait d’avoine exclusivement (j’ai du mal avec le goût des autres), crème de soja en cuisine, margarine… Mon point faible c’est le fromage, mais j’aimerais le diminuer aussi, parce que je sais très bien ce que ça implique. Les oeufs je les remplace de temps en temps, surtout l’hiver. Le miel, j’adore et en même temps je peux facilement m’en passer (sauf en cas de rhume…) Je progresse à mon rythme donc. En ce moment j’aime bien végétaliser entièrement certaines recettes, certaines journées etc. sous forme de défi, ça me montre aussi que je peux changer simplement mes habitudes alimentaires.

Comme tu le vois, chez nous rien de strict. On suit nos envies en tendant vers une alimentation plus responsable. Chéri se sent bien actuellement dans sa façon de consommer et tant que c’est le cas, je ne vois pas de raison pour lui d’en changer. Louis a encore le temps de se faire son idée là-dessus et de décider ce qu’il souhaite manger, il sera évidemment le seul à faire ce choix pour lui. Me concernant, j’ai l’impression d’avoir besoin de changer ma façon de manger, puisque je ne suis pas à l’aise avec le contenu de mon assiette. C’est ce qui m’a poussé à arrêter la viande au départ, donc je pense que naturellement ça m’amènera à stopper les produits d’origine animale restants. Je fais les choses petit à petit comme toujours, c’est ce qui fonctionne le mieux pour moi sur la durée.

Qu’est-ce que tu en penses? Tu es omni-flexi-végé-tarien ? Je t’attends en commentaires pour en discuter et je te dis à très vite pour un prochain article !

Mes deux premiers gestes zéro déchet

Souvent, quand on discute réduction des déchets avec des amis, ou sur Instagram, rapidement on en vient à discuter astuces, petites choses à mettre en place. Parfois on me donne une idée et je me dis « Mais ouais! Pourquoi j’y ai pas pensé? Faut trop qu’on essaye » et j’embarque chéri qui me suit même dans mes essais (même les plus pourris, qu’on se le dise.)
En préparant mes idées d’articles, je me suis dis qu’avant de parler astuces poussées, de débattre de nos limites etc. Il pouvait être intéressant de te partager les deux choses les plus simples que j’ai mis en place depuis bien longtemps, avant même d’entrer dans une démarche de réduction des déchets !

Depuis littéralement des années, je n’achète plus de bouteille d’eau. Ca peut paraitre rien, et si tu es dans la même démarche que moi c’est peut-être déjà fait depuis longtemps pour toi aussi. En réalité, beaucoup trop de gens achètent encore des bouteilles plastiques, souvent pour une question de goût. A Rouen je buvais l’eau du robinet (flemme de ramener des packs d’eau à pieds depuis le magasin!) et j’ai continué en arrivant ici. Le goût me dérangeait énormément ici, et ma soeur nous a offert une carafe filtrante, ce qui solutionne le problème! Entre les carafes, le charbon et les perles de céramiques, il existe plusieurs choses à essayer qui peuvent faire économiser énormément, dans ton porte monnaie ET dans ta poubelle !

Cruche D'Eau, Boire, Rafraîchissement, Claire
Image trouvée sur Pixabay*

La deuxième chose que j’ai mis en place pendant mes années à Rouen, c’est d’aller faire mes courses avec mes sacs. Souvent j’oubliais, ou alors je ne prévoyais pas de faire mes courses donc j’arrivais et « Mince! J’ai pas pris mon sac » Résultat, je te le donne en mille: j’ai un sac à sacs qui étaient énooooorme. Il est toujours gros, mais il ne grossit plus (chanceux ce sac!) et même il réduit puisque je les utilise pour mes envois sur Vinted ! J’ai donc commencé à ramener un sac pour faire mes courses. Quand je me suis installée ici, avec chéri on a vu des sacs à vrac près des légumes. On a trouvé ça pas bête donc on en a pris 3. Aujourd’hui, on en a un peu plus et on les utilise à chaque fois, on emmène aussi des tup‘ et une boîte à oeufs. En fait, c’est des automatismes qu’il a fallu que je mette en place pour ce point, aujourd’hui je ne pars jamais faire les courses sans mon petit équipement.

5 sacs réutilisables fruits et légumes Ah Table !
Nos sacs à vrac shoppés sur ce site que j’adore

J’espère que ces deux astuces de base te serviront! Si tu es nouvellement intéressé.e par la réduction des déchets, ce sont des petites choses qui ne te coûtent rien sauf si tu veux t’équiper un peu, mais qui font tout de même une belle différence à la fin de l’année ! Notre transition vers le réutilisable nous permet de réduire nos déchets, mais également de faire de belles économies, toujours bonnes à prendre! Je te dis à très vite pour un prochain article!

Tirer le positif du confinement

A l’heure où j’écris cet article, le déconfinement approche. Les modalités sont floues, chéri continue quelques semaines le télétravail, de notre côté on va limiter les sorties avec Louis au parc le plus proche si pas trop d’enfants, ou à défaut à la forêt. En voyant les contraintes qui s’accumulent, moi et ma nature pessimiste on s’est demandé si on pouvait tirer du positif de ce confinement. Spoiler alert : c’est un grand oui !

Tout d’abord, d’un point de vue personnel. Comme beaucoup de monde et peut être comme toi, j’ai trouvé cette période hyper difficile à gérer. Sur le plan émotionnel j’ai été mise à rude épreuve. Gérer un bambin qui ne peut plus sortir, ça met ta patience à rude épreuve je t’assure! C’est justement sur ça où je me suis améliorée: j’identifie beaucoup mieux mes limites, et je passe le relai à son super papa quand j’ai besoin. Je t’en parlerai un peu plus dans un prochain article, mais je pense (du moins j’espère) que je sortirai de ce confinement en étant plus bienveillante et respectueuse du rythme de Louis. J’ai aussi trouvé un passe temps qui me fait du bien, et sans écran! Chéri m’a ramené un cahier de mandalas quand il est allé faire des courses, et j’adhère bien! Le cahier va me durer 1000 ans puisque je ne l’utilise pas très longtemps à chaque fois.

D’un point de vue familial aussi. Je trouve que notre dynamique à tous les trois a bien évolué. Louis s’est fortement rapproché de son père (plus que c’était déjà le cas, c’est fou), il a grandi de plusieurs mois en quelques semaines à peine! On a passé beaucoup plus de temps tous les trois, puisque chéri était à la maison à plein temps (même si sur ses heures de boulot il était moins dispo, physiquement il était là) et on a fait des appels visio avec ma famille de façon régulière, si bien qu’il interagit beaucoup plus avec eux qu’auparavant.

Enfin, je pense que c’est indéniable que cette pause a fait du bien à la planète! Objectivement, je suis très naïve d’espérer que ce soit l’occasion de changer notre façon de consommer de manière globale et durable, mais j’y crois. Au niveau individuel quelques prises de conscience peuvent avoir lieu et quelques actions qui vont dans le bon sens ont été mises en place comme l’achat auprès de producteurs locaux par exemple. Si tout cela se pérennise, un impact sur le long terme est toujours possible, espérons. A notre niveau, nous sommes toujours aussi convaincu que le chemin qu’on a emprunté est le bon. Les contraintes pour se déplacer ont engendré quelques difficultés d’un point de vue organisationnel mais notre motivation est toujours là.

Quel est ton bilan de ce confinement? Est-ce que tu réussis à en tirer du positif? J’espère te retrouver en commentaire et je te dis à très vite pour un prochain article !