Des vacances?

Cette semaine je voulais te retrouver pour évoquer un sujet d’actualité, mis à mal pour beaucoup… Les vacances! En effet, avec le confinement, nos projets de vacances ont changé. Pour plusieurs raisons, mais la situation actuelle a aidé à cette décision!

En général avec chéri (je parle comme si on était ensemble depuis 10 ans lol) on décide de nos vacances au dernier moment. On part hors période, c’est moins cher et pas bondé. Peu importe l’endroit. L’an dernier, nos vacances en Corse se sont décidées et organisées moins de deux mois avant ! Avec le coronavirus, on a pas changé nos habitudes, mais on savait encore moins aller. Entre les doutes sur les ouvertures de frontière, la peur d’une deuxième vague… Nos vacances sont encore plus incertaines, et seront encore plus improvisées !

Rappel de nos vacances de septembre dernier 🙂

La vraie raison qui nous fait remettre en question nos vacances cette année, c’est notre envie d’économiser. On peut partir en vacances sans être dans le rouge, mais pour plusieurs projets en cours, on souhaite mettre de côté. On a plein d’astuces pour voyager sans se ruiner (si ça t’intéresse je pourrais en faire un article?) développées au fil du temps, mais quand tu souhaites économiser de l’argent, le meilleur moyen c’est de ne pas le dépenser 🙂

Mais alors pas de vacances pour nous? On ne se privera pas cet été pour autant! Chéri a posé plusieurs fois quelques jours pour qu’on puisse profiter en famille, c’est une première chose. On a aussi la chance d’habiter dans une région qui est un lieu de vacances pour beaucoup! On habite dans les Alpes-Maritimes depuis 3 ans, mais on a jamais vraiment pris le temps de visiter la région. Chéri vient du Var donc il connait un peu mieux, moi j’ai tout à découvrir ici, et Louis aussi! Donc on va visiter notre région, partir maximum une nuit pour certains lieux qu’on souhaite voir et qui nécessitent trop de route (les calanques par exemple) On va aussi voir nos familles qu’on ne voit pas énormément donc toutes ces petites choses font qu’on va profiter de notre été et ça, sans bouger!

Tu as/avais prévu quoi pour cet été? Si jamais tu connais la PACA, donnes-moi tes coins à visiter en commentaires s’il te plaît 🙂

Un père, c’est forcément absent?

Cette semaine, j’aimerais discuter d’un sujet dont j’ai un peu parlé sur IG et qui a fait réagir quelques personnes, ce qui m’a un peu rassuré sur le ressenti que j’en avais. Comme tu le sais, j’ai décidé de prendre un congé parental et m’occuper de Louis à temps plein. Cela n’empêche pas chéri de s’en occuper, et ça ne m’empêche pas d’avoir des projets autres. Normal en 2020 non? Eh bien, pas pour tout le monde!

Ils sont toujours ensemble

Au début du mois, j’ai eu besoin d’une pause dans la journée. Une migraine se pointait, Louis avait besoin de présence. On avait prévu d’aller à la plage ce jour-là, mais je ne me sentais pas d’y aller. J’ai demandé à chéri de partir avec Louis pour qu’il puisse se défouler, pendant ce temps j’allais me reposer. Eventuellement j’avais prévu de travailler sur le blog mais tu me connais, j’ai fini sur les Sims 4 ! Il a préparé le sac et ils sont partis. Par SMS je suivais ces péripéties pour trouver une plage qui ne soit pas bondée, et surtout avec des places où se garer sans marcher trop longtemps. L’après-midi se passe, je les entends rentrer. Il était dépité. Il a eu le droit à énormément de jugements. J’ai rigolé sur le coup, mais ce n’était clairement pas drôle, surtout que c’est fréquent quand ils sortent sans moi.

Si il est là seul avec son fils, c’est qu’il est père au foyer… Ca veut dire qu’il gagne moins que sa femme, la honte!

Un père qui travaille aussi aurait oublié le goûter… ou alors la mère a préparé les affaires

Il est peut-être veuf

De parfaits inconnus.

Ces remarques sont tellement déplacées ! Ce qui me frappe, en pensant à ça, c’est que je n’ai jamais eu aucune remarque de ce type quand je suis seule avec Louis aux mêmes endroits. Une femme qui s’occupe de son enfant seule, c’est normal, c’est son rôle… Mais en quel siècle on est?! Si on se fie à ces personnes, un homme qui gagne moins que sa femme ne réussit pas dans la vie? C’est vraiment leur salaire qui fait leur virilité à ceux là? Ensuite je me suis dit : imagines si il était réellement veuf, imagines à quel point ce serait violent pour lui d’entendre autant de commentaires !

Depuis la naissance de Louis j’entends des remarques qui nous ramène quelques décennies en arrière. Chéri prend toute sa part dans notre foyer, ce qui est simplement normal. Mais un homme qui fait les tâches ménagères, se lève la nuit pour s’occuper du bébé, prend plaisir à jouer avec son bébé… « Tu as de la chance Elodie! » Ce n’est pas en me le répétant que je vais l’intégrer. Je ne veux pas l’intégrer. Le fait que d’autres pères ne fassent pas la même chose, c’est ce qui me semble anormal et qui selon moi devrait être anormal. Je n’ai pas envie d’intégrer cette notion parce que ça voudrait dire qu’il est censé passer 10h par jour au boulot avant de rentrer, mettre les pieds sous la table. Comment dire, non merci. J’ai de la chance pour bien des choses, mais pas pour le fait d’avoir eu un enfant avec quelqu’un qui voulait un enfant, et pas juste une photo à mettre sur la table de son bureau.

Je pense que rien ne va dans notre société : les gens vont à la plage non pas pour se détendre mais pour médire sur les voisins, belle mentalité, belle utilité au déconfinement… Quid également des préjugés en fonction de nos sexes respectifs? Vu l’actualité de ces dernières semaines, ça m’a amené à me poser énormément de questions par rapport aux préjugés que je peux avoir, à mes premières pensées quand je croise quelqu’un. Je suis une privilégiée sur bien des aspects mais il est temps que ça change. Je n’ai pas envie d’être privilégiée, parce que ça induit que d’autres ne le sont pas, et le principe de supériorité/infériorité m’écoeure. Je ne supporte plus d’entendre quelqu’un dire que parce qu’il a tel origine/sexe/âge/métier/etc. il vaut mieux que toi. Je n’ai pas envie que Louis grandisse avec ce paradigme.

J’ai tellement de choses à dire sur ce sujet et en même temps je pense avoir énormément à apprendre alors je vais m’arrêter là. J’espère pouvoir en discuter avec toi en commentaires ou en privé! Je te dis à bientôt pour un prochain article!

Louis s’ennuie 😱

Aujourd’hui, comme depuis quelques semaines, j’ai fait un tour sur Instagram. Ahhhh les réseaux sociaux! On partage énormément de choses, on discute astuces et recettes pour limiter nos déchets et éviter le gaspillage… Et on culpabilise. En fait, j’ai remarqué qu’en fonction des comptes que tu suis et donc des posts que tu lis, tu peux parfois quitter l’application en te sentant bien plus mal qu’avant de l’ouvrir. C’est d’autant plus vrai quand tu fais le tour des comptes qui parlent parentalité, idées d’activité pour enfant… Et c’est ce dont on va parler aujourd’hui!

Comme tu le sais, depuis que Louis est né, j’ai décidé de rester à la maison pour m’occuper de Louis. Pour moi, ça voulait dire faire un maximum de choses avec lui, et donc depuis le départ je cherche des activités à lui proposer en fonction de son âge. Jusqu’au 9 mois de Louis, les idées d’activités sont finalement assez répétitives et donc je gérais plutôt bien, les comptes que je suivais sur IG m’ont donc semblé très justes, très pertinents. Puisque j’arrivais à suivre le rythme, c’est que c’était la norme non? Louis a grandi, le quotidien s’est installé, la routine également. Une fois Louis couché le soir, dans ma tête je résumais: à peine une activité, que j’ai eu du mal à préparer parce que pas le temps, et il y a passé 2mn30 …. J’étais donc une mauvaise mère.

Tous les jours, je continuais de regarder tous mes abonnements, j’y passais énormément de temps en plus! Et tous les jours, je me sentais de plus en plus mal, parce que je ne suivais plus le rythme avec mon fils, parce que je me sentais tellement nulle que je n’essayais même plus de proposer quelque chose pour qu’au final il y passe 10 secondes avant de tout détruire.. J’ai commencé à culpabiliser de ne pas lui proposer autant d’activités que les autres le font, et puis si il avait du retard à cause de moi? Rester à la maison pour ne même pas lui donner ses chances comme les autres enfants, mais qu’est-ce que je fou là?? J’ai pensé tout ça, jusqu’à récemment.

Le télétravail de chéri m’a permis d’avoir plus de temps et de prendre du recul. J’ai d’abord essayé d’en faire plus… Et j’ai craqué! La vie parfaite selon Instagram c’est ingérable ! Soit tu as les reins solides et tu achètes énormément de choses, et c’est génial. Soit tu es dans notre situation où tu as fait un choix qui implique une baisse de revenus, donc tu fais toi-même, et ça te prend un temps fou, et c’est pas aussi beau que sur les tutos que tu essayes de suivre, et ça ne durera pas forcément dans le temps… J’en ai eu marre d’essayer de faire 10 journées en une seule. Gérer un bambin toute la journée en étant enfermé tout en devant rester assez calme parce que télétravail, la pression que je me suis mise par rapport aux réseaux (bah oui, le confinement c’est génial, ça laisse le temps de faire du sport, trier tout son appart, devenir boulanger et j’en passe) … C’était trop.

Concrètement, j’ai laissé coulé pendant quelques jours. En essayant de ne pas culpabiliser pour une fois (lol, échec) et Louis a joué seul. En l’observant, je me rends compte qu’il n’a aucun retard, loin de là. J’ai arrêté de suivre les comptes que je trouvais les plus culpabilisants, limites anxiogènes en fait. Si tu savais comme ça m’a fait du bien ! On fonctionne comme ça depuis quelques semaines, et le fait de pouvoir ressortir se dégourdir les jambes nous aide à défouler toute l’énergie accumulée. Je me sens prête à lui reproposer quelques activités, sans me mettre de pression sur le nombre et la fréquence. Je m’inspire de ce que je vois dans les livres Montessori (en adaptant à nous) mais surtout, je regarde ce qui intéresse Louis et ce qu’il essaye de faire.

Pour résumé, je dirais que le contenu proposé sur les réseaux sociaux peut te pousser à comparer ces vitrines que tu regardes avec la réalité de ton quotidien. Forcément, faire ça engendre souvent de la culpabilité. Un peu comme si je me demandais pourquoi je ne ressemble pas à telle célébrité hyper bien foutue... Tout simplement parce que je ne suis pas elle.
Tu fais du mieux que tu peux et ça, ton enfant le sait. Le simple fait de jouer avec Louis lui suffit dans une journée, il apprécie aussi de jouer seul depuis quelques temps. Si je détaillais sa journée en temps réel, on me reprocherait peut-être de le laisser s’ennuyer. Ce n’est pas le cas, il trouve toujours quelque chose à faire. Il nous sollicite quand il veut et désormais, je suis bien plus disponible psychologiquement.

Je pensais publier quelques lignes sur le sujet, et comme d’habitude je me suis enflammée 😅 N’hésites pas à me dire ce que tu en penses en commentaire ou bien à me rejoindre sur Instagram (je parle surtout bouffe j’ai l’impression donc pas de pression haha) pour discuter! Je te dis à très vite pour un prochain article !

Des bisous,

Elodie.

Tirer le positif du confinement

A l’heure où j’écris cet article, le déconfinement approche. Les modalités sont floues, chéri continue quelques semaines le télétravail, de notre côté on va limiter les sorties avec Louis au parc le plus proche si pas trop d’enfants, ou à défaut à la forêt. En voyant les contraintes qui s’accumulent, moi et ma nature pessimiste on s’est demandé si on pouvait tirer du positif de ce confinement. Spoiler alert : c’est un grand oui !

Tout d’abord, d’un point de vue personnel. Comme beaucoup de monde et peut être comme toi, j’ai trouvé cette période hyper difficile à gérer. Sur le plan émotionnel j’ai été mise à rude épreuve. Gérer un bambin qui ne peut plus sortir, ça met ta patience à rude épreuve je t’assure! C’est justement sur ça où je me suis améliorée: j’identifie beaucoup mieux mes limites, et je passe le relai à son super papa quand j’ai besoin. Je t’en parlerai un peu plus dans un prochain article, mais je pense (du moins j’espère) que je sortirai de ce confinement en étant plus bienveillante et respectueuse du rythme de Louis. J’ai aussi trouvé un passe temps qui me fait du bien, et sans écran! Chéri m’a ramené un cahier de mandalas quand il est allé faire des courses, et j’adhère bien! Le cahier va me durer 1000 ans puisque je ne l’utilise pas très longtemps à chaque fois.

D’un point de vue familial aussi. Je trouve que notre dynamique à tous les trois a bien évolué. Louis s’est fortement rapproché de son père (plus que c’était déjà le cas, c’est fou), il a grandi de plusieurs mois en quelques semaines à peine! On a passé beaucoup plus de temps tous les trois, puisque chéri était à la maison à plein temps (même si sur ses heures de boulot il était moins dispo, physiquement il était là) et on a fait des appels visio avec ma famille de façon régulière, si bien qu’il interagit beaucoup plus avec eux qu’auparavant.

Enfin, je pense que c’est indéniable que cette pause a fait du bien à la planète! Objectivement, je suis très naïve d’espérer que ce soit l’occasion de changer notre façon de consommer de manière globale et durable, mais j’y crois. Au niveau individuel quelques prises de conscience peuvent avoir lieu et quelques actions qui vont dans le bon sens ont été mises en place comme l’achat auprès de producteurs locaux par exemple. Si tout cela se pérennise, un impact sur le long terme est toujours possible, espérons. A notre niveau, nous sommes toujours aussi convaincu que le chemin qu’on a emprunté est le bon. Les contraintes pour se déplacer ont engendré quelques difficultés d’un point de vue organisationnel mais notre motivation est toujours là.

Quel est ton bilan de ce confinement? Est-ce que tu réussis à en tirer du positif? J’espère te retrouver en commentaire et je te dis à très vite pour un prochain article !

Confinement, et après?

Salut, toi … Oui, une revenante! J’ai essayé d’écrire depuis une semaine comme je l’ai fait auparavant, mais en fait, je n’ai pas grand chose à dire sur notre quotidien en ce moment! On est rentré dans une certaine routine (très imparfaite) et même en attendant plusieurs jours pour avoir plus de choses à dire, la taille de l’article que j’essayais d’écrire était ridicule. Donc je vais reprendre mon rythme habituel et essayer de parler de choses plus générales, parce que très honnêtement, ça intéresse qui un quotidien aussi banal?

La grande question que je me pose depuis quelques jours, c’est qu’est-ce qu’on va faire après ce confinement? Sur les réseaux, à la télé… Je vois des gens demander « ce sera quoi la première chose que vous ferez une fois le confinement terminé? » comme si la seule finalité, c’était de revenir exactement comme avant. Pour l’instant, la finalité, c’est de prendre soin des plus de 7000 personnes en réanimation, de réduire le nombre de personnes atteintes. Je parle avec des amis en réanimation et dans différents services tous les jours, et ce que j’entends fait peur. Entendre ce discours et voir des gens se balader plus qu’à leur habitude, c’est écoeurant. Un ami fait actuellement 96h de travail sur une semaine pour combler le manque de moyen humain, pour prendre soin de gens qui sont mal, pendant que d’autres se promènent et prennent le risque de contaminer d’autres gens ou de l’être eux-mêmes, ajoutant encore une charge de travail à mon ami et tant d’autres. Qu’est-ce qu’ils n’ont pas compris?! La question à se poser c’est : qu’est-ce qui va ressortir de cette crise? Est-ce que ceux qui se ruent chez les maraichers qui livrent à domicile en ce moment continueront à les contacter, une fois qu’ils pourront récupérer leurs produits sans goût achetés chez Aldi et produit sous plastique en Espagne? Est-ce qu’on va se rendre compte que notre mode de vie est probablement la cause de beaucoup de nos problèmes, au-delà de cette pandémie?

Personnellement, j’espère que les choses évolueront après le confinement. Je suis sûrement naïve là-dessus, mais je pense qu’une prise de conscience est possible. Je ne compte pas sur du collectif, parce qu’à grande échelle l’idée de revenir « à la normale » est trop ancrée, mais au niveau individuel, chacun se retrouve actuellement dans une situation qui demande de l’adaptation. En terme de zéro déchet par exemple, j’ai appris qu’une nouvelle action met quelques semaines à devenir une habitude, quelque chose d’automatique. Alors j’ai bon espoir que pour certains, à la fin du confinement, les adaptations qui auront été nécessaires et les nouvelles façons de consommer qu’ils auront développé, deviendront une habitude, un réflexe.

Le colibri fait son nid, et j’espère qu’à force de partager nos expériences, on avancera dans la bonne direction! Qu’en penses-tu? As-tu changé tes habitudes de consommation ces dernières semaines? Comptes-tu continuer après? Je te dis à très vite pour un prochain article, prends soin de toi et des proches!

Des bisous,

Elodie.