Tirer le positif du confinement

A l’heure où j’écris cet article, le déconfinement approche. Les modalités sont floues, chéri continue quelques semaines le télétravail, de notre côté on va limiter les sorties avec Louis au parc le plus proche si pas trop d’enfants, ou à défaut à la forêt. En voyant les contraintes qui s’accumulent, moi et ma nature pessimiste on s’est demandé si on pouvait tirer du positif de ce confinement. Spoiler alert : c’est un grand oui !

Tout d’abord, d’un point de vue personnel. Comme beaucoup de monde et peut être comme toi, j’ai trouvé cette période hyper difficile à gérer. Sur le plan émotionnel j’ai été mise à rude épreuve. Gérer un bambin qui ne peut plus sortir, ça met ta patience à rude épreuve je t’assure! C’est justement sur ça où je me suis améliorée: j’identifie beaucoup mieux mes limites, et je passe le relai à son super papa quand j’ai besoin. Je t’en parlerai un peu plus dans un prochain article, mais je pense (du moins j’espère) que je sortirai de ce confinement en étant plus bienveillante et respectueuse du rythme de Louis. J’ai aussi trouvé un passe temps qui me fait du bien, et sans écran! Chéri m’a ramené un cahier de mandalas quand il est allé faire des courses, et j’adhère bien! Le cahier va me durer 1000 ans puisque je ne l’utilise pas très longtemps à chaque fois.

D’un point de vue familial aussi. Je trouve que notre dynamique à tous les trois a bien évolué. Louis s’est fortement rapproché de son père (plus que c’était déjà le cas, c’est fou), il a grandi de plusieurs mois en quelques semaines à peine! On a passé beaucoup plus de temps tous les trois, puisque chéri était à la maison à plein temps (même si sur ses heures de boulot il était moins dispo, physiquement il était là) et on a fait des appels visio avec ma famille de façon régulière, si bien qu’il interagit beaucoup plus avec eux qu’auparavant.

Enfin, je pense que c’est indéniable que cette pause a fait du bien à la planète! Objectivement, je suis très naïve d’espérer que ce soit l’occasion de changer notre façon de consommer de manière globale et durable, mais j’y crois. Au niveau individuel quelques prises de conscience peuvent avoir lieu et quelques actions qui vont dans le bon sens ont été mises en place comme l’achat auprès de producteurs locaux par exemple. Si tout cela se pérennise, un impact sur le long terme est toujours possible, espérons. A notre niveau, nous sommes toujours aussi convaincu que le chemin qu’on a emprunté est le bon. Les contraintes pour se déplacer ont engendré quelques difficultés d’un point de vue organisationnel mais notre motivation est toujours là.

Quel est ton bilan de ce confinement? Est-ce que tu réussis à en tirer du positif? J’espère te retrouver en commentaire et je te dis à très vite pour un prochain article !

Confinement, et après?

Salut, toi … Oui, une revenante! J’ai essayé d’écrire depuis une semaine comme je l’ai fait auparavant, mais en fait, je n’ai pas grand chose à dire sur notre quotidien en ce moment! On est rentré dans une certaine routine (très imparfaite) et même en attendant plusieurs jours pour avoir plus de choses à dire, la taille de l’article que j’essayais d’écrire était ridicule. Donc je vais reprendre mon rythme habituel et essayer de parler de choses plus générales, parce que très honnêtement, ça intéresse qui un quotidien aussi banal?

La grande question que je me pose depuis quelques jours, c’est qu’est-ce qu’on va faire après ce confinement? Sur les réseaux, à la télé… Je vois des gens demander « ce sera quoi la première chose que vous ferez une fois le confinement terminé? » comme si la seule finalité, c’était de revenir exactement comme avant. Pour l’instant, la finalité, c’est de prendre soin des plus de 7000 personnes en réanimation, de réduire le nombre de personnes atteintes. Je parle avec des amis en réanimation et dans différents services tous les jours, et ce que j’entends fait peur. Entendre ce discours et voir des gens se balader plus qu’à leur habitude, c’est écoeurant. Un ami fait actuellement 96h de travail sur une semaine pour combler le manque de moyen humain, pour prendre soin de gens qui sont mal, pendant que d’autres se promènent et prennent le risque de contaminer d’autres gens ou de l’être eux-mêmes, ajoutant encore une charge de travail à mon ami et tant d’autres. Qu’est-ce qu’ils n’ont pas compris?! La question à se poser c’est : qu’est-ce qui va ressortir de cette crise? Est-ce que ceux qui se ruent chez les maraichers qui livrent à domicile en ce moment continueront à les contacter, une fois qu’ils pourront récupérer leurs produits sans goût achetés chez Aldi et produit sous plastique en Espagne? Est-ce qu’on va se rendre compte que notre mode de vie est probablement la cause de beaucoup de nos problèmes, au-delà de cette pandémie?

Personnellement, j’espère que les choses évolueront après le confinement. Je suis sûrement naïve là-dessus, mais je pense qu’une prise de conscience est possible. Je ne compte pas sur du collectif, parce qu’à grande échelle l’idée de revenir « à la normale » est trop ancrée, mais au niveau individuel, chacun se retrouve actuellement dans une situation qui demande de l’adaptation. En terme de zéro déchet par exemple, j’ai appris qu’une nouvelle action met quelques semaines à devenir une habitude, quelque chose d’automatique. Alors j’ai bon espoir que pour certains, à la fin du confinement, les adaptations qui auront été nécessaires et les nouvelles façons de consommer qu’ils auront développé, deviendront une habitude, un réflexe.

Le colibri fait son nid, et j’espère qu’à force de partager nos expériences, on avancera dans la bonne direction! Qu’en penses-tu? As-tu changé tes habitudes de consommation ces dernières semaines? Comptes-tu continuer après? Je te dis à très vite pour un prochain article, prends soin de toi et des proches!

Des bisous,

Elodie.