Un bébé… ça pollue?

Enfant, Garçon, Lac, L'Eau, Jouer, Bambin, Peu


Quand j’étais plus jeune (ou plus exactement, quand je n’étais pas avec mon chéri) je n’étais pas sûre de vouloir des enfants. A ce moment là, dans ma tête, il n’y avait aucune préoccupation environnementale qui expliquait ma non-envie, je pensais simplement que ce n’était pas fait pour moi. Ensuite j’ai rencontré A. et avec 1000km entre ma Normandie et son Var, nous avons rapidement abordé ce que nous souhaitions pour l’avenir, histoire de ne pas faire perdre de temps à l’autre. Il ne s’imaginait pas ne pas avoir d’enfant un jour… Bon.

« Elodie, il vaut quand même le coup que tu y réfléchisses, celui-là« 

Au début de notre relation, bien avant ma grossesse, j’ai découvert via les réseaux sociaux cet engagement que prennent de nombreuses personnes. Ne pas avoir d’enfant, pour la planète. Et autant je n’étais pas sûre d’être un jour mère, autant je ne me sentais pas de prendre un tel engagement, certains allant jusqu’à envisager ligature des trompes, vasectomie… Je trouve cette décision forte, et j’admire ceux qui la prennent. Je me suis intéressée à leurs motivations, et ensuite, pendant ma grossesse j’ai entendu une ou deux personnes dire « Bah ça se dit écolo et après ça fait des gosses, bravo! »
Mais alors quoi? Pourquoi mon enfant serait un pollueur, à peine né?
Je ne te ressortirai pas de chiffres, statistiques ou autre, d’autres le font bien mieux que moi. Mais je te propose de réfléchir au sujet ensemble.

D’abord, je me suis demandée ce que je pouvais faire pour limiter les montagnes d’articles de puériculture qui semblent indispensables aux yeux des magazines et à la majorité des gens. Plus tu possèdes, plus tu es heureux? Mais mon bébé, lui, il n’a besoin que de moi, le reste il s’en fiche non? D’un point de vue matériel on a donc réduit notre impact sur l’environnement grâce à plusieurs choix : allaitement, couches lavables, portage, produits d’hygiène faits maisons (un article dans les recettes viendra sûrement) et j’en oublie sûrement.
J’ai voulu un accouchement le moins médicalisé possible. Encore une fois, pour énormément de raisons, mais avec le recul je me dis que j’ai évité une multitude de déchet par cette décision.

Voilà, toute l’arrivée au monde de mon bébé était low waste, je pouvais être satisfaite… non?
« Bah non Elodie, il va grandir et consommer, lui aussi, pff »
C’est sur ce point où j’ai du mal. Dans notre entourage, certains aiment débattre, et cet argument est ressorti comme si il suffisait de dire ça et hop, la question était réglée. Mais en fait, non parce que si je pars de ce principe là, je peux encore espérer consommer pour 50-60 ans… C’est donc une aberration que je reste là à consommer pendant autant de temps? et la planète alors? Si tout le monde réfléchit comme ça, on se pend tous et hop, plus de pollueur? Je trouve ça dommage de se dire qu’un être humain = un pollueur. Nous consommons tous, ça c’est indéniable. Mais est-ce que l’on consomme de la même manière? Est-ce que nos efforts quotidiens, nos choix de vie, n’ont aucun impact? Je suis plutôt de nature pessimiste et cette année, quand on nous a annoncé en juillet qu’on avait consommé toutes nos ressources de l’année, j’ai angoissé. Pendant des semaines. Les études sont sorties, les scientifiques se sont tous alarmés, et j’ai pleuré. Pourquoi j’ai fait un enfant si c’est pour lui faire subir tout ça?

La seule raison que j’ai trouvé, c’est l’espoir. J’espère qu’avec l’action de chacun, on pourra faire changer les choses. J’espère que mon fils aura un impact sur son environnement, peu importe à quelle échelle. J’espère que les valeurs que j’essaye de lui transmettre le marqueront, l’accompagneront dans ses choix futurs.
Alors oui, j’ai eu un enfant et peut-être même que j’en aurai un autre un jour, je n’en sais rien. Je n’ai pas d’attente concernant ce qu’il deviendra, je ne lui souhaite que de trouver sa voie à lui, de faire ce qui lui plaît. Cependant, je ne pense pas avoir accouché d’un pollueur comme on a pu me le dire. J’ai accouché d’un citoyen en devenir. Avec son père, nous lui transmettrons toutes nos idées, valeurs, nous lui montrerons nos actions. Dans 15 ans, il en fera ce qu’il voudra. Il trouvera peut-être qu’on en fait trop, dire que lui souhaite le dernier smartphone en date, ou même qu’on en a pas fait assez. Il aura sûrement raison, je passe mes journées à réfléchir comment faire plus !
Mon enfant aura tous les outils pour changer les choses, lui aussi, et si il s’avère qu’il veut devenir le PDG de T*tal, et bien ce sera son choix… J’espère juste que ce sera pour liquider la boîte 🤣

Tu l’auras compris, je suis plutôt partie prise sur ce débat. Je respecte énormément ceux qui prennent un engagement aussi fort pour la planète, mais, ayant décidé d’avoir un enfant, je me range évidemment du côté de ceux qui pensent qu’avoir un enfant ne veut pas dire accentuer la pollution. Cependant, j’aime nuancer mon propos. Pour moi, ce que nous transmettons à nos enfants est au moins aussi essentiel que nos actions quotidiennes. Ce sont les futurs citoyens du monde, à nous de leur donner les outils.

N’hésites pas à me donner ton avis en commentaires, également à me dire si tu préfères des articles plus longs, avec plus de données statistiques ou si tu veux que j’aborde un sujet en particulier… Tes retours sont hyper importants pour moi et je te dis à très vite!

Des bisous,

Elodie.

Image libre de droit trouvée sur pixabay .
J’essaierai d’utiliser des photos « maison » selon les sujets.

Bonjour 👋🏻

Je ne sais pas tellement comment commencer ici, alors voilà: bonjour. Ou bonsoir, ou encore salut, coucou, ou bien… Je m’égare déjà mais l’idée est là. Bienvenue chez moi, toi qui erre dans l’internet (coucou mamie!) ou plus probablement toi, Elodie, qui retombe sur ton blog 10 ans plus tard en te demandant pourquoi tu as commencé à écrire dessus pour au final abandonner peut-être un peu vite?

donc

Je m’appelle Elodie, j’ai 26 ans et je suis maman. Au-delà de la rime, j’aime me présenter de cette manière. Depuis un an maintenant, on m’appelle maman. Alors oui, je le reconnais, au départ ce n’était pas par le principal intéressé. J’ai donc un fils, né en octobre 2018, et c’est lui qui a tout remis en question; ce que je faisais, ce que je consommais… ce que j’étais?
J’aime bien beaucoup l’écrit, j’y suis bien plus à l’aise qu’à l’oral (où je me suis heureusement améliorée) et ce, depuis toujours dans mes souvenirs. Beaucoup plus grande que la moyenne, j’ai cependant toujours cherché à passer inaperçue… drôle, cette timidité maladive. Je suis une grande angoissée, mais ça je pense qu’on aura le temps d’en reparler, sinon je publierai cet article pour la majorité de mon dernier bébé… D’ailleurs, je n’en ai qu’un, je ne veux pas de deuxième enfant avant un looooooong moment. Histoire de pouvoir me consacrer à mon fils comme il le mérite, en perfectionniste que je suis. 
Je suis également végétarienne, si ça t’intéresse. Moi oui, vu que j’aimerais avoir un petit côté recette ici, pour noter mes réussites quand je fais des expériences culinaires (autant dire que je ne vais pas publier plusieurs recettes par mois). Je ne mange donc pas de viande, poisson inclus forcément, depuis 3-4 ans avec des moments de flottements, des envies pendant la grossesse, et j’essaye petit à petit de tendre vers un régime végétalien. Ça demande des compromis au quotidien, avec chéri qui n’a pas arrêté la viande, et les textures/saveurs adaptées pour bébé. Mais à force de tâtonner on a trouvé nos recettes familiales, celles vers lesquelles on se tourne en toute situation. La maternité m’a entre autre chose appris ça, faire des compromis et composer avec ma famille. C’est d’ailleurs une sensation au départ un peu étrange de parler de ma famille pour un autre groupe de gens que celui avec qui j’ai grandi. 
Notre famille est donc née en même temps que mon bébé. Bien sûr, nous vivons ensemble depuis plus longtemps que ça, et oui nous sommes pacsés. Mais notre vrai lien, j’ai l’impression, s’est crée ce jour-là, réellement. Avant, mon côté pessimiste se disait toujours « ouais, et si tout s’arrête tu vas faire quoi cocotte? bah tu pourras rentrer chez toi, tiens! » Aujourd’hui, je pense toujours que ça peut s’arrêter avec mon compagnon, on ne sait jamais #toujoursoptimiste, mais on sera toujours lié, on aura toujours cet enfant à accompagner, ensemble. Et ça pour moi, ça change tout.

J’ai changé pendant ma grossesse, et je change encore, tous les jours. Mais en même temps… Souvent, quand les gens vous disent « tu as changé », la connotation est plutôt négative. Mais, pas du tout objectivement je le sais, je ne pense pas avoir changé dans le mauvais sens (si il y en a un). Du coup, je pense que la phrase exacte serait plutôt « j’ai évolué » Mes proches l’ont plus ou moins vu, m’ont suivi sur certains points, parfois beaucoup moins… Je suis différente depuis le début de ma grossesse (il faudrait que je te raconte ça, un jour) et c’est pour cette raison que j’ai eu envie d’écrire tout ça. Pour partager autour des thèmes qui me touchent aujourd’hui avec toi, si tu es intéressé.e par les mêmes sujets. J’espère que ça pourra nous apporter, et ça même si nos avis sont différents, évidemment. Je compte donc écrire sur mes progrès, mes réflexions, mes interrogations, mes doutes… Pas en mode journal intime paraît que j’ai plus l’âge puisque je ne suis pas là pour aborder l’intime, surtout en ce qui concerne mes proches, mais je souhaite aborder les sujets de discutions qui occupent également mes journées dans la vie de tous les jours.

Tu pourras donc trouver ici des sujets touchant à la maternité, of course. C’est ce qui m’a amené à créer ce blog, et ce qui me prend environ 150% de mon énergie et de mon temps. Je te parlerai également d’écologie, un sujet hyper intéressant et même essentiel selon moi. En effet, mon angoisse principal depuis quelques mois c’est « mais qu’est-ce que tu vas lui laisser comme monde? » et la situation actuelle (réchauffement climatique etc.) nous concerne tous. Et comme notre mode de consommation a beaucoup changé en lien avec notre préoccupation pour la planète, il me semble évident que je vais en parler à un moment donné. J’ai également insérer une catégorie popote parce que moi, j’y crois à mes expériences culinaires! 
Et puis ensuite en fonction des mes envies du moment, de l’actualité éventuellement et de tes demandes pourquoi pas! (Lâches tes com’s! comme on disait à l’époque sur nos skyblogs) je pourrais aborder des sujets beaucoup plus divers… #catégoriefourretout j’ai hâte.

Comme je te l’ai dit, j’aime beaucoup écrire, mais je divague facilement alors j’espère que je ne suis pas partie dans tous les sens, je te souhaite encore la bienvenue (fais comme chez toi, les chaussons sont dans la corbeille de l’entrée) et j’espère te revoir très vite.

Des bisous,

Elodie.