Tu me trouves, tu plantes un arbre ? 🌳

Cette semaine, pour commencer, j’aimerais te demander comment es-tu arrivé.e sur mon blog? C’est peut-être parce que je t’ai donné le lien, parce que tu as utilisé un moteur de recherche et es arrivé.e par hasard, pour un tas de raisons possiblement. Pour chacune de ces raisons il y a un point commun, et j’en avais parfaitement conscience en créant ce blog: il pollue.

Ce qui m’a longtemps freiné dans l’idée de créer un blog, c’est de savoir que les serveurs, ressources nécessaires… sont énergivores et polluants. Finalement, j’ai réfléchi au problème différemment. En réalité, chaque action que nous faisons sur internet pollue. Je pouvais arpenter différents sites pour trouver ce que je cherchais et ce qui me correspondait donc finalement, je polluais déjà énormément ! Et si créer mon blog me permettait finalement de regrouper tous les sujets qui m’intéresse au même endroit? Est-ce que ce n’est pas moins polluant ainsi? (Spoiler alert : je n’ai pas la réponse à cette question, c’est juste ma réflexion)

Le sujet de la pollution numérique est vaste. A notre niveau, nous avons fait de petites actions pour la réduire : nous trions régulièrement et drastiquement nos boites mails, nous ne passons pas des heures à errer de site en site… Et nous avons arrêté d’utiliser Google comme moteur de recherche.

Nous en utilisons deux désormais. Ecosia que tu connais probablement : chaque recherche contribue à la plantation d’un arbre. Chéri a notamment proposé à sa boîte (d’informatique, cqfd) d’installer Ecosia sur chaque ordinateur , ce qui représenterait un nombre fou d’arbres en un an 🤞🏻🌱 En ce qui me concerne, j’utilise beaucoup plus Lilo: chaque recherche permet d’accumuler des « gouttes d’eau » qu’on redistribue à l’association (présente sur le site) de notre choix par la suite. C’est ma façon à moi de donner, dans une période où je ne peux plus faire de virements mensuels comme avant.

Comme tu le vois il existe pleins de petites solutions pour limiter son impact. J’en oublie peut-être, je n’ai pas encore connaissance d’autre moyen probablement. Mais comme d’habitude je fais de mon mieux et j’essaye de réfléchir à mes actions.

Et toi, où en es-tu? Utilises-tu un moteur de recherche autre que le plus connu ? Si tu as des astuces à partager j’attends avec impatience de les lire! En attendant je te dis à très vite pour un prochain article!

Des bisous,

Élodie.

Un bébé… ça pollue?

Enfant, Garçon, Lac, L'Eau, Jouer, Bambin, Peu


Quand j’étais plus jeune (ou plus exactement, quand je n’étais pas avec mon chéri) je n’étais pas sûre de vouloir des enfants. A ce moment là, dans ma tête, il n’y avait aucune préoccupation environnementale qui expliquait ma non-envie, je pensais simplement que ce n’était pas fait pour moi. Ensuite j’ai rencontré A. et avec 1000km entre ma Normandie et son Var, nous avons rapidement abordé ce que nous souhaitions pour l’avenir, histoire de ne pas faire perdre de temps à l’autre. Il ne s’imaginait pas ne pas avoir d’enfant un jour… Bon.

« Elodie, il vaut quand même le coup que tu y réfléchisses, celui-là« 

Au début de notre relation, bien avant ma grossesse, j’ai découvert via les réseaux sociaux cet engagement que prennent de nombreuses personnes. Ne pas avoir d’enfant, pour la planète. Et autant je n’étais pas sûre d’être un jour mère, autant je ne me sentais pas de prendre un tel engagement, certains allant jusqu’à envisager ligature des trompes, vasectomie… Je trouve cette décision forte, et j’admire ceux qui la prennent. Je me suis intéressée à leurs motivations, et ensuite, pendant ma grossesse j’ai entendu une ou deux personnes dire « Bah ça se dit écolo et après ça fait des gosses, bravo! »
Mais alors quoi? Pourquoi mon enfant serait un pollueur, à peine né?
Je ne te ressortirai pas de chiffres, statistiques ou autre, d’autres le font bien mieux que moi. Mais je te propose de réfléchir au sujet ensemble.

D’abord, je me suis demandée ce que je pouvais faire pour limiter les montagnes d’articles de puériculture qui semblent indispensables aux yeux des magazines et à la majorité des gens. Plus tu possèdes, plus tu es heureux? Mais mon bébé, lui, il n’a besoin que de moi, le reste il s’en fiche non? D’un point de vue matériel on a donc réduit notre impact sur l’environnement grâce à plusieurs choix : allaitement, couches lavables, portage, produits d’hygiène faits maisons (un article dans les recettes viendra sûrement) et j’en oublie sûrement.
J’ai voulu un accouchement le moins médicalisé possible. Encore une fois, pour énormément de raisons, mais avec le recul je me dis que j’ai évité une multitude de déchet par cette décision.

Voilà, toute l’arrivée au monde de mon bébé était low waste, je pouvais être satisfaite… non?
« Bah non Elodie, il va grandir et consommer, lui aussi, pff »
C’est sur ce point où j’ai du mal. Dans notre entourage, certains aiment débattre, et cet argument est ressorti comme si il suffisait de dire ça et hop, la question était réglée. Mais en fait, non parce que si je pars de ce principe là, je peux encore espérer consommer pour 50-60 ans… C’est donc une aberration que je reste là à consommer pendant autant de temps? et la planète alors? Si tout le monde réfléchit comme ça, on se pend tous et hop, plus de pollueur? Je trouve ça dommage de se dire qu’un être humain = un pollueur. Nous consommons tous, ça c’est indéniable. Mais est-ce que l’on consomme de la même manière? Est-ce que nos efforts quotidiens, nos choix de vie, n’ont aucun impact? Je suis plutôt de nature pessimiste et cette année, quand on nous a annoncé en juillet qu’on avait consommé toutes nos ressources de l’année, j’ai angoissé. Pendant des semaines. Les études sont sorties, les scientifiques se sont tous alarmés, et j’ai pleuré. Pourquoi j’ai fait un enfant si c’est pour lui faire subir tout ça?

La seule raison que j’ai trouvé, c’est l’espoir. J’espère qu’avec l’action de chacun, on pourra faire changer les choses. J’espère que mon fils aura un impact sur son environnement, peu importe à quelle échelle. J’espère que les valeurs que j’essaye de lui transmettre le marqueront, l’accompagneront dans ses choix futurs.
Alors oui, j’ai eu un enfant et peut-être même que j’en aurai un autre un jour, je n’en sais rien. Je n’ai pas d’attente concernant ce qu’il deviendra, je ne lui souhaite que de trouver sa voie à lui, de faire ce qui lui plaît. Cependant, je ne pense pas avoir accouché d’un pollueur comme on a pu me le dire. J’ai accouché d’un citoyen en devenir. Avec son père, nous lui transmettrons toutes nos idées, valeurs, nous lui montrerons nos actions. Dans 15 ans, il en fera ce qu’il voudra. Il trouvera peut-être qu’on en fait trop, dire que lui souhaite le dernier smartphone en date, ou même qu’on en a pas fait assez. Il aura sûrement raison, je passe mes journées à réfléchir comment faire plus !
Mon enfant aura tous les outils pour changer les choses, lui aussi, et si il s’avère qu’il veut devenir le PDG de T*tal, et bien ce sera son choix… J’espère juste que ce sera pour liquider la boîte 🤣

Tu l’auras compris, je suis plutôt partie prise sur ce débat. Je respecte énormément ceux qui prennent un engagement aussi fort pour la planète, mais, ayant décidé d’avoir un enfant, je me range évidemment du côté de ceux qui pensent qu’avoir un enfant ne veut pas dire accentuer la pollution. Cependant, j’aime nuancer mon propos. Pour moi, ce que nous transmettons à nos enfants est au moins aussi essentiel que nos actions quotidiennes. Ce sont les futurs citoyens du monde, à nous de leur donner les outils.

N’hésites pas à me donner ton avis en commentaires, également à me dire si tu préfères des articles plus longs, avec plus de données statistiques ou si tu veux que j’aborde un sujet en particulier… Tes retours sont hyper importants pour moi et je te dis à très vite!

Des bisous,

Elodie.

Image libre de droit trouvée sur pixabay .
J’essaierai d’utiliser des photos « maison » selon les sujets.