Un esprit sain dans un appart vide?

A l’évidence, il ne se passe jamais une année sans qu’il se passe quelque chose d’important avec chéri. Rencontre, déménagement, bébé etc. Cette année, il devrait encore se passer quelque chose d’assez cool, que je ne peux pas partager pour l’instant. Mais en prévision de tout ça, nous avons besoin de faire de la place chez nous, un énorme tri est donc en cours. Depuis des mois j’ai l’impression de trier en permanence en réalité. Je crois que j’ai tendance à juste déplacer le problème du coup je n’avance pas. Pendant des semaines j’ai fait énormément de place dans notre appartement qui est relativement rangé (même si il reste BEAUCOUP à faire) … au détriment de la cave, où j’ai entreposé tout ce que j’enlevais du salon. Je voulais donc te partager ma méthode -pas parfaite- pour parvenir à mes fins!

Désencombrer:
Depuis des années j’ai le livre de Marie Kondo. J’adore cette méthode et j’ai englouti le livre et la série… Pourtant, ce n’est pas le plus efficace me concernant. J’ai beaucoup de mal à attraper mon gilet et ressentir de la joie, pourtant je n’ai pas envie de m’en débarrasser… Je sors donc toute une catégorie d’objets comme elle, mais je fonctionne avec plusieurs piles : ce que je garde (que je range immédiatement après avoir fini le tri), ce que je ne veux plus que je sépare en don et vente, et ce qui me fait douter que je mets dans un endroit dédié pendant un certain temps. Je reviens à ma catégorie « doute » régulièrement et me décide quand je suis prête.

  • Les ventes:
    J’utilise Le Bon Coin et Vinted pour la plupart des choses que je vends, j’en parle aussi autour de moi et si quelqu’un est intéressé je lui vends directement. Je préfère vendre près de chez moi mais Vinted est vraiment très pratique donc je répartis entre les deux.
  • Les dons :
    Je les sépare en deux catégories : je donne certains produits en priorité à nos proches notamment les cosmétiques. Je mets tout le reste sur Geev pendant environ 1 mois/1 mois et demi et si ça ne part pas, je dépose tout à Emmaüs, et les objets pour animaux au refuge proche de chez nous. Je fonctionne ainsi pour plusieurs raisons: c’est un énorme gain de temps puisque les gens viennent directement chez moi sur des plages horaires où je suis disponible. On crée aussi du lien car chez nous, l’application est assez active avec régulièrement les mêmes personnes qui reviennent. Enfin, Emmaüs est assez éloigné de chez nous donc je fais le trajet ponctuellement, c’est donc plus simple de ne pas être trop chargée !

Rangement:
La partie la plus compliquée chez nous! Petit à petit, en même temps que je me sépare d’objets superflus, j’essaye d’organiser l’espace et de toujours ranger les choses au même endroit, ce qui n’est pas simple avec un bébé et un chéri qui ne s’organise pas comme moi😂 Concrètement, je ne pourrais développer cette partie qu’une fois le désencombrement terminé, ou en tout cas beaucoup plus avancé qu’aujourd’hui! Pour un prochain épisode, donc 😉

Comment je me sens:
J’avais envie de terminer sur mon ressenti et te dire mon avis sur tout ce processus parce qu’avant de commencer j’avais de grosses réserves sur l’argument « tu te sentiras mieux en désencombrant! » J’ai toujours trouvé qu’avoir une pièce rangée me faisait me sentir mieux, mais quand même! Comme si me débarrasser de mes affaires pouvait m’aider! En réalité je mettais des souvenirs sur n’importe quel objet. « Ce débardeur je l’ai acheté à tel endroit avec telle personne, la belle époque hein! » Mais ce débardeur je ne l’ai pas mis depuis 10 ans et il ne me va évidemment plus. Alors pourquoi le garder? Au début, j’avais beaucoup de mal à me débarrasser du moindre objet. Ma pile de « peut-être » était 3x trop importante. Et puis j’ai commencé à organiser mon tri, me donner du temps pour le faire. Et c’était parti. Je donne de plus en plus facilement, j’apprécie de pouvoir donner une seconde vie à ce que je n’utilise plus. J’ai quand même quelques catégories qui s’annoncent plus compliqué, mais j’y arriverai quand je serai prête. Je trouve toujours qu’une pièce rangée me fait me sentir mieux, la seule différence c’est qu’en donnant des objets qui trainent dans mes placards, ce rangement est plus rapide et plus simple!

Sur ces bonnes paroles, j’espère avoir tes retours. Prévois-tu de trier tes affaires prochainement? Tu le fais déjà? Je t’écoute et te dis à très vite!

Des bisous,

Elodie.

Le batch… quoi?

A la maison, nous aimons tous les deux cuisiner. En fait, on se partage la cuisine de façon assez équitable (la plupart du temps 😅). En ce qui me concerne, j’aime cuisiner quand j’ai le temps, dans l’urgence ça me soule je fais au plus simple ou alors je propose un repas à/de l’extérieur… Pas du tout économique, évidemment. Depuis que notre fils est né, je trouve difficilement le temps dans la matinée de préparer pour le midi. De plus, comme je suis en congé parental, l’aspect économique ne peut pas non plus être négligé.

Nous faisons attention à ce que nous consommons, en essayant de varier et de manger sain. Mais au quotidien, cuisiner frais, sain, équilibré, etc. est chronophage. Nous voulons passez du temps avec notre bébé avant tout, pas passer une heure en cuisine pour chaque repas. L’idée du batchcooking, que j’ai découvert sur Instagram, m’a donc plu. J’ai expliqué à chéri le concept; 2h en cuisine le week-end pour 5 repas rapides à assembler chaque soir de la semaine, et nous nous sommes lancés. Avec l’idée de ne pas systématiquement utiliser les menus pour nos repas du soir mais pour le déjeuner, puisque nous mangeons ensemble mais sur un laps de temps assez court.

Mes premiers pas en batchcooking Veggie, Editions Marabout

Nous avons donc démarré la semaine dernière et comment te dire… C’était fastidieux! Nous avons décidé de faire ça un soir, après le coucher du bébé. Quelle erreur… Déjà ce soir là il a décidé de rester éveillé au maximum, et s’est finalement endormi à 22h. Il fallait ensuite qu’on mange, cuisiner le ventre vide c’est pas une idée qui m’enchante. J’avais un peu commencé à laver les légumes et les détailler pendant que chéri s’occupait de bébé. Nous avons donc commencé sérieusement à nous y mettre à 22h30 en se répartissant les tâches.
Première difficulté: il faut être équipé. On a anticipé pour les bocaux grâce au bon coin et à Ikea (j’avoue tout, les bocaux avec des grosses contenances je n’en trouvais pas d’occasion, et la patience et moi…) Mais il faut également beaucoup de bol/saladiers pendant qu’on prépare…. Notre lave vaisselle est presque plein ce soir là. Bon, on s’organise, nettoie au fur et à mesure. Il est également demandé de lancer plusieurs cuissons à la fois, mais nous n’avons que deux feux disponibles sur nos plaques, ce qui va nous faire perdre énormément de temps!
On a l’impression de travailler vite, d’enchaîner chaque étape. Vers 0h30, j’envoie chéri se coucher, il travaille le lendemain et il n’y a plus que des cuissons/mises en bocal à faire. Je m’occupe de nettoyer un peu la cuisine dès que les dernières étapes se terminent, je regarde une série, je remplis ma to-do-list et je patiente. Fin des cuissons à 2h du matin, soit 3h30 de préparation. Au lieu de 2. Je suis épuisée et me rends compte que ce n’est pas fini: il faut que toutes mes préparations chaudes refroidissent pour être mises au frais, surtout pour celles qui vont au congélateur: hors de question de perdre mon stock de lait maternel alors que le lactarium passe dans trois semaines. J’attends un peu et puis finalement je capitule. Je note sur chaque boîte sa destination (frigo ou congélateur) et pars me coucher en expliquant vite fait à un chéri semi-réveillé mes péripéties. Et je m’endors rapidement avant la prochaine tétée…

« Et maintenant? Est-ce que c’est bon? » tu me diras. Eh bien franchement, oui. Chaque jour, chéri s’est attelé à la préparation en moins de 20mn (et là les délais ont été tenus, ouf!) de nos plats. Les portions sont prévues pour 4, nous sommes 2 et demi. Notre fils est en DME donc il mange comme/presque autant que nous. Nous n’avions pas salé les préparations exprès pour lui. En début de semaine, nous finissons tout le soir même en étant repus. C’est évidemment trop pour 2 mais comme c’est bon, on finit 🤪 Par contre, selon les soirs, je pense que pour 4 personnes ce serait juste, si les 4 personnes sont de bons mangeurs. Si jamais tu essayes à la maison, adaptes les quantités aux personnes autour de ta table ! Par exemple, pour le dahl, nous avions assez pour faire deux repas à nous 3.

Au final, je suis plutôt satisfaite. Il va falloir qu’on s’ajuste sur les préparatifs et qu’on essaie de faire ça à un autre moment de la journée, EN journée d’ailleurs. Et peut-être qu’on s’organise plus en amont pour voir comment se répartir les tâches/prioriser. Mais le goût est là, on mange vraiment bien et à notre faim. L’idée est également de garder le surplus chaque soir pour le lendemain midi, il faut donc qu’on adapte les quantités et qu’on mange à notre faim, pas plus…

Tu connaissais le batchcooking? Le principe te tentes ou tu préfères cuisiner chaque jour? J’attends tes retours en commentaires et je te dis à très vite!

Des bisous,

Elodie.