Un jour, je serai vegan (!) ?

La semaine dernière, lors du challenge recette avec Sarra, je te parlais de mon objectif à long terme de supprimer totalement les produits d’origine animale. J’ai eu quelques discutions à ce sujet, surtout avec chéri puisque lui n’a pas envie de supprimer les produits laitiers, ce que je comprends. A force d’en discuter, je me suis dit que ça pourrait être intéressant d’en faire un article, pour partager avec toi où on en est à la maison concernant le végétarisme, et plus si affinité!

Globalement, à la maison, il y a vraiment très peu de viande (j’inclus le poisson dans le mot viande, pour moi un saumon ou un cochon, je ne fais pas de différence). Chéri en mange à l’extérieur et même si je lui demande quand je prépare la liste de courses, il me dit qu’il n’en veut pas. Sauf pour sa charcuterie corse, je précise sinon il se sentira obligé de le dire en commentaires 😉 Quand Louis est né, on s’est posé la question. Et notre entourage a bien insisté dessus aussi « Alors vous faites un bébé vegan? » Euh non, puisque nous même on ne l’est pas… Louis mange tout ce qui lui plaît depuis le départ (en dehors du miel avant un an, etc.), on lui a proposé un peu de poulet et de steak haché, parfois totalement refusés, et parfois il en redemande. On lui a également fait goûter plusieurs poissons, quand on introduisait les allergènes. Il n’a pas l’air fan, évidemment je ne le pousse pas à manger ce que je ne mange pas moi-même. Quand on est invité quelque part on fonctionne pareil: chéri mange ce qu’il veut, Louis goûte ce qu’il veut, c’est aussi simple que ça.

J’ai arrêté de manger de la viande il y a 4 ans, je crois. Je n’ai jamais été une grosse consommatrice de base, et ça me dérangeait de plus en plus de voir de la viande dans mon assiette ou bien en magasin. J’ai réduit et rapidement stoppé. Pendant ma grossesse, j’ai eu envie d’en manger, genre vraiment envie. J’en ai parlé à ma sage-femme qui m’a dit que mon corps m’en réclamait peut-être parce que besoin de plus de protéines/fer etc. Mes taux sont normaux mais jamais très hauts depuis toujours. Elle m’a proposé d’augmenter mes apports sans forcément manger de la viande ou bien d’écouter mes envies. J’ai écouté mes envies et manger de la viande quand j’étais enceinte et encore un peu après l’accouchement. Les images des reportages L214 me revenaient en tête chaque fois que je voyais la viande dans mon assiette, donc j’ai de nouveau bien diminué dans l’objectif d’arrêter. Cette fois j’ai envie de faire attention à plus de choses. Je diminue les produits laitiers: lait d’avoine exclusivement (j’ai du mal avec le goût des autres), crème de soja en cuisine, margarine… Mon point faible c’est le fromage, mais j’aimerais le diminuer aussi, parce que je sais très bien ce que ça implique. Les oeufs je les remplace de temps en temps, surtout l’hiver. Le miel, j’adore et en même temps je peux facilement m’en passer (sauf en cas de rhume…) Je progresse à mon rythme donc. En ce moment j’aime bien végétaliser entièrement certaines recettes, certaines journées etc. sous forme de défi, ça me montre aussi que je peux changer simplement mes habitudes alimentaires.

Comme tu le vois, chez nous rien de strict. On suit nos envies en tendant vers une alimentation plus responsable. Chéri se sent bien actuellement dans sa façon de consommer et tant que c’est le cas, je ne vois pas de raison pour lui d’en changer. Louis a encore le temps de se faire son idée là-dessus et de décider ce qu’il souhaite manger, il sera évidemment le seul à faire ce choix pour lui. Me concernant, j’ai l’impression d’avoir besoin de changer ma façon de manger, puisque je ne suis pas à l’aise avec le contenu de mon assiette. C’est ce qui m’a poussé à arrêter la viande au départ, donc je pense que naturellement ça m’amènera à stopper les produits d’origine animale restants. Je fais les choses petit à petit comme toujours, c’est ce qui fonctionne le mieux pour moi sur la durée.

Qu’est-ce que tu en penses? Tu es omni-flexi-végé-tarien ? Je t’attends en commentaires pour en discuter et je te dis à très vite pour un prochain article !

Tu me trouves, tu plantes un arbre ? 🌳

Cette semaine, pour commencer, j’aimerais te demander comment es-tu arrivé.e sur mon blog? C’est peut-être parce que je t’ai donné le lien, parce que tu as utilisé un moteur de recherche et es arrivé.e par hasard, pour un tas de raisons possiblement. Pour chacune de ces raisons il y a un point commun, et j’en avais parfaitement conscience en créant ce blog: il pollue.

Ce qui m’a longtemps freiné dans l’idée de créer un blog, c’est de savoir que les serveurs, ressources nécessaires… sont énergivores et polluants. Finalement, j’ai réfléchi au problème différemment. En réalité, chaque action que nous faisons sur internet pollue. Je pouvais arpenter différents sites pour trouver ce que je cherchais et ce qui me correspondait donc finalement, je polluais déjà énormément ! Et si créer mon blog me permettait finalement de regrouper tous les sujets qui m’intéresse au même endroit? Est-ce que ce n’est pas moins polluant ainsi? (Spoiler alert : je n’ai pas la réponse à cette question, c’est juste ma réflexion)

Le sujet de la pollution numérique est vaste. A notre niveau, nous avons fait de petites actions pour la réduire : nous trions régulièrement et drastiquement nos boites mails, nous ne passons pas des heures à errer de site en site… Et nous avons arrêté d’utiliser Google comme moteur de recherche.

Nous en utilisons deux désormais. Ecosia que tu connais probablement : chaque recherche contribue à la plantation d’un arbre. Chéri a notamment proposé à sa boîte (d’informatique, cqfd) d’installer Ecosia sur chaque ordinateur , ce qui représenterait un nombre fou d’arbres en un an 🤞🏻🌱 En ce qui me concerne, j’utilise beaucoup plus Lilo: chaque recherche permet d’accumuler des « gouttes d’eau » qu’on redistribue à l’association (présente sur le site) de notre choix par la suite. C’est ma façon à moi de donner, dans une période où je ne peux plus faire de virements mensuels comme avant.

Comme tu le vois il existe pleins de petites solutions pour limiter son impact. J’en oublie peut-être, je n’ai pas encore connaissance d’autre moyen probablement. Mais comme d’habitude je fais de mon mieux et j’essaye de réfléchir à mes actions.

Et toi, où en es-tu? Utilises-tu un moteur de recherche autre que le plus connu ? Si tu as des astuces à partager j’attends avec impatience de les lire! En attendant je te dis à très vite pour un prochain article!

Des bisous,

Élodie.

Déjà un an!

On peut dire que cette année est passée vite! Si tu ne m’as pas lu avant cet article, Louis a eu un an au mois d’octobre. Je crois que je ne réalise pas encore totalement. Si il y a bien une chose qu’on m’a répété sans cesse pendant ma grossesse et qui s’est avérée vraie, c’est que le temps file à une vitesse folle. Pendant ma grossesse j’étais pleine de certitudes, dont beaucoup étaient liées à ce que j’entendais autour de moi depuis toujours. Presque toutes ce sont avérées fausses, de mon point de vue. Avec chéri, on se rend compte qu’on ne fait pas comme la majorité des gens, certains commencent à nous juger pour nos choix parfois atypiques, même si après réflexion, des jugements on en a toujours eu, bien plus depuis qu’on a annoncé cette grossesse. Alors finalement on profite, on voit que notre fils grandit correctement, est épanoui et en pleine santé. Le reste, ça ne nous intéresse pas plus. On se concentre sur notre famille et ce que je peux te dire, c’est qu’elle a bien changé.

Evidemment, en premier je vais te parler de Louis. La première année est riche en acquisitions, c’est l’année la plus chargée pour un bébé. J’avais d’ailleurs lu un article (dont je ne me rappelle pas l’auteur, bonjour le boulet) qui disait que les enfants entre 0 et 2/3 ans étaient les plus grands scientifiques au monde. En effet, ils découvrent tous les phénomènes que nous maîtrisons plus ou moins consciemment par la suite. J’ai noté chaque étape de son développement dans son album de naissance qui est assez complet et qui dure encore aujourd’hui pour certaines étapes. Je ne suis pas sûre de l’intérêt de tout te lister ici parce qu’un enfant ne fait pas l’autre.

La seule chose qui le frustre aujourd’hui c’est de ne pas marcher seul. On le voit qui en meurt d’envie, notamment avec son groupe de copains plus âgés. Mais même s’il s’est mis debout seul dans son lit dès ses 9 mois, il ne veut pas se lâcher. Et c’est hors de question pour nous de le faire marcher en le tenant par les mains, on pratique la motricité libre depuis sa naissance et on lui fait confiance. Il marchera quand il sera prêt.
D’un point de vue alimentaire maintenant, il mange comme nous depuis le début de la diversification puisque nous avons fait la DME, dont je pourrais te reparler dans un article dédié si tu veux. Nous étions contents de pouvoir manger avec lui son gâteau d’anniversaire, sinon aucun intérêt… Nous nous adaptons à son âge donc nous cuisinons sans sel et sans sucre raffiné depuis plus de 6 mois maintenant, et nous ne lui donnons pas de chocolat ni miel. En dehors de ça, il a presque tout goûté et aime tout ce qu’on lui prépare à manger (même quand à notre goût, c’est complètement raté 😅)
On le voit gagner en autonomie et on essaye de favoriser ça. Depuis quelques semaines, une boîte à goûter est à sa disposition dans le salon, pleine d’en-cas que l’on juge sain. Il peut rester des jours sans y toucher et décider de la vider en une après-midi. Il apprend à gérer sa faim. Sa tasse d’eau est également toujours pleine et à sa hauteur pour qu’il puisse boire. Si jamais j’oublie de la remplir ou qu’elle n’est pas accessible, il demande à téter pour s’hydrater. Pour son anniversaire, il a reçu une tour d’observation de la part de ses grands-parents et je trouve que c’est le meilleur cadeau à faire pour les un an d’un petit autour de soi. Il ne monte pas encore seul dessus mais peut y rester très longtemps si une activité l’intéresse (au hasard, son père qui cuisine ^^) On lui montre chaque jour comment il peut monter et il commence à capter où mettre les mains etc. Il descend seul depuis le jour où on l’a reçu. La tour nous permet de faire beaucoup plus de choses ensemble. Il s’occupe d’allumer et éteindre le four -même si on est loin des réglages conventionnels pour un gâteau pour l’instant 😂-

Enfin, d’un point de vue allaitement, je te l’ai dit un peu plus haut, il tète toujours. « Oh mon dieu encore! Tu comptes faire ça jusqu’à quand? C’est tellement dégradant! »
Ce qu’il faut pas entendre… Si tu lis ça et que tu me connais bien, tu sais à quel point nos débuts ont été chaotiques. D’ailleurs avant sa naissance je visais les six mois recommandés par l’OMS ; au bout d’une semaine je me suis dit que l’allaiter un mois serait déjà miraculeux. Et puis finalement j’ai tenu un mois, repoussant l’objectif à 3 mois, puis 6, puis 12… Jusqu’à ne plus m’en mettre. Aujourd’hui, je pense qu’on ira probablement au sevrage naturel. Je vois beaucoup trop d’avantages à allaiter un bambin. Et je vois les effets que ça peut avoir sur Louis, je ne compte donc pas le priver de ça. C’est sûrement sur ce point où moi j’ai le plus évolué cette année.

Avant d’être enceinte, en couple etc. Je ne pensais pas allaiter. Personne dans ma famille ne l’a fait ou presque, et sûrement pas de façon « longue ». J’ai grandi avec le biberon en modèle donc ça me semblait normal de le donner. Et puis je suis tombée enceinte. Quand on a commencé à m’en parler je ne savais pas trop. J’ai eu envie d’essayer, mais je ne savais pas comment faire. J’en ai un peu parlé avec ma sage-femme qui est formée et on a dédié une séance de préparation à la naissance à l’allaitement. Où elle nous a tout expliqué avec chéri, rassuré aussi, et encouragé à le faire. On s’est donc équipé pour allaiter, nous n’avions aucun biberon à sa naissance, hormis un reçu en « cadeau » lorsque j’ai acheté… des vêtements d’allaitement. Aucune logique. Bref, j’ai finalement allaité et adoré ça. Mais j’ai surtout changé la vision que j’avais de la maternité. Au début de la grossesse, je pensais reprendre la travail à la fin du congé maternité classique, soit moins de trois mois après la naissance de Louis… Plus la grossesse et les démarches avançaient, moins je le souhaitais. Mon bébé n’était pas encore viable en dehors de mon ventre que je devais déjà l’inscrire en crèche. Une aberration. A la naissance de Louis, c’est devenu évident. Je ne retournais pas travailler en janvier 2019. J’ai pris un premier congé parental de six mois, que je renouvelle depuis, merci la fonction publique. Evidemment que c’est moins confortable financièrement, mais je n’aspire plus aux mêmes choses qu’il y a encore un an. Je suis très récemment passée pour une ringarde avec mon vieil iPhone 5S abîmé. Mais pourquoi je le changerais? Il fonctionne, sa batterie tient bien plus que celle du téléphone de la personne qui m’a fait remarquer qu’il était « trop vieux » et concrètement, je préfère acheter ce qu’il faut pour mon fils que de mettre un smic dans un téléphone. D’ailleurs, lorsque celui-ci me lâchera, dans le plus probable des cas j’en achèterais un similaire reconditionné, au mieux je n’achèterais pas de smartphone. J’ai mis mes priorités ailleurs cette année, je me suis enfin concentrée sur l’essentiel.

Pour te dire à quel point une transition était nécessaire : photo de septembre 2015, où je suis partie seule à NY...

Dans le même temps, j’ai poursuivi cette transition vers un mode de vie plus sain commencé il y a quelques années. J’ai conscience de tout ce qui pourrait ou devrait changer afin de préserver la planète depuis longtemps, mais pour certains gestes (parfois les plus simples) je n’avais jamais franchi le pas. Dans un article je t’ai détaillé les soins que nous utilisons pour Louis à la maison. Mais c’est vrai que depuis sa naissance, nous essayons deux fois plus d’avoir un impact positif sur l’environnement. Le vrac et les contenants réutilisables ont envahi notre cuisine, les produits solides remplacent peu à peu chaque bouteille plastique présente dans la salle de bain et les produits d’entretien se résument désormais à du fait maison. On voit un impact sur notre poubelle, notre porte monnaie et aussi sur notre santé, puisque tout ça nous permet aussi d’être plus attentif à l’origine et à la composition des produits qui entrent à la maison. Nous savons aussi que nous pouvons encore faire plus, et nous y travaillons. Désormais, chaque achat est réfléchi à la maison et je trouve ça génial. Chaque envie est analysée, pour chaque objet que nous souhaitons acquérir, on cherche une alternative à l’achat neuf, voire même à l’achat tout court. On avance dans notre démarche vers le zéro déchet et personnellement j’essaye de plus en plus de désencombrer pour peut-être un jour atteindre un certain stade de minimalisme. J’ai commencé avec tous mes produits de soins, maquillages, mes vêtements également (un tiers est parti, un tiers en suspend et le dernier me plaît vraiment). Dans un prochain article, j’aborderai ce que nous pouvons encore améliorer, mais également tout ce sur quoi nous bloquons. Parce que personne n’est parfait, personne ne peut faire de transition parfaite en un claquement de doigt. Même toi, Mimi Mathy. Cependant, en regardant le chemin parcouru, je sais que nous avançons dans la bonne direction.

Faire le point sur cette année m’aide à ouvrir les yeux sur le chemin que nous avons parcouru, tous les trois. Nous nous sommes affirmés en tant que parents et même si le chemin est encore long, on commence à nous percevoir comme cela. Nous avons également fait de nombreux choix pour notre enfant, en nous documentant avec des sources fiables à chaque fois, ce qui nous permet de savoir pourquoi on fait les choses différemment des autres. Être sûrs de faire les bons choix avec les informations que l’on a, c’est qui nous a permis de devenir des parents, réellement.

La pause que je me suis accordée m’a fait du bien et j’espère trouver et ajuster mon rythme, j’ai quelques idées d’articles pour la suite mais je t’écoute si jamais tu as des idées. Je sais que l’article d’aujourd’hui est particulièrement long mais promis, ça devrait se calmer la prochaine fois ! On se dit à très vite!

Des bisous,

Elodie.

Sur sa peau

Lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, nous avons oh surprise préparé la naissance de notre bébé à venir réunissant tout le nécessaire. Evidemment, à un moment donné, les produits d’hygiène étaient à rayer de notre liste… Nous n’étions pas dans une logique de réduction des déchets à ce moment-là de notre vie et donc nous avons choisi des produits dont la compo nous satisfaisait. Nous avions donc opté pour le liniment et la savon Cattier, nous ne voulions pas multiplier les produits sur sa peau. L’odeur de bébé étant la meilleure du monde, pas de besoin de le parfumer ! A la maternité, nous avons eu une crème pour le change Mustela offerte dans la petite valise La Boîte Rose, qui nous a servi en période de poussées dentaires #fessesrouges. Meilleur hashtag du monde n’est-ce pas? En arrivant à bout de nos produits, et notre démarche de réduction des déchets entamée, nous nous sommes interrogés sur les alternatives possibles. Tu l’auras deviné, j’ai évoqué cette idée d’article vendredi dernier, le premier article de cette catégorie recette est donc… sur mes recettes de produits d’hygiène pour bébé (adios la popote!)

Je tiens à préciser avant de commencer que notre fils, heureusement pour lui et un peu pour nous, n’a pas la peau sensible. Bon on ne lui met pas tout et n’importe quoi dessus pour autant, mais il ne réagit pas à tout comme certains bébés.

Le savon que nous utilisons est pour l’instant… Toujours celui de chez Cattier. Nous avions acheté un grand format et il faut un siècle pour le terminer… Il nous convient très bien et on s’en sert également pour le shampoing. Lorsqu’il sera terminé, des savons à base de lait maternel, huile de coco et savon d’alep sont prêts pour prendre le relai. Je n’ai pas encore réfléchi à un shampoing pour lui, mais il existe assez de shampoing solide pour que je trouve notre bonheur…

Les savons à base de lait maternel, avant séchage 🙂

Ensuite nous avons remplacé, toujours de chez Cattier, le liniment. Nous l’avons rapidement fait nous-mêmes, vu la complexité de la recette nous n’avions aucune excuse pour continuer à l’acheter en magasin…
Pour (presque) remplir un flacon pompe de 250ml qui dure environ un mois il te faut : 100ml d’eau de chaux, 100ml d’huile d’olive et entre 5 et 10g de cire d’abeille. Je fais d’abord chauffer 50ml d’huile d’olive, à feu doux, et je fais fondre la cire d’abeille dedans. La dose de cire d’abeille dépend de la texture souhaitée, plus on en met, plus ce sera épais. J’aime cette texture un peu crème donc j’en mets 10g personnellement. Pendant que l’huile et la cire chauffe, je mélange l’eau de chaux et l’huile d’olive restante ensemble dans un bol, au fouet. Dès que la cire d’abeille est fondue, je coupe le feu et je rajoute le contenu de ma poêle au reste de la préparation. Je mélange bien et voilà. Plus qu’à mettre le tout dans un flacon pompe propre.
Je préfère le flacon pompe, bien plus pratique pendant un change parfois sportif avec un bébé qui bouge 🙂 Je dois t’avouer que récemment, j’en fais beaucoup moins. Déjà, j’ai retrouvé un flacon de liniment acheté il y a quelques temps que j’ai voulu terminer. Et depuis quelques temps, je n’en mets pas à chaque change, loin de là. C’est en fonction de l’état des fesses de mon bébé.

Bonjour le linge étendu à l’arrière plan 🙂

Pour le reste, nous n’avons jamais utilisé d’eau micellaire sur notre bébé, ni de lait de toilette, encore moins de parfum… Au quotidien, je viens de te donner tous les produits que nous utilisons 🙂 Nous n’utilisons pas de lingettes non plus, on se balade avec une bouteille d’eau, du liniment dans un flacon de voyage et des cotons réutilisables (comme sur la table à langer, d’ailleurs)

Je voulais aussi te parler des produits « soins » que nous avons. Nous utilisons… Mon lait. En effet, le lait maternel fait des miracles sur tout. Lorsque mon fils avait deux mois il a eu une bronchiolite, qui nous a conduit à passer plus d’une semaine à l’hôpital. A l’époque on faisait selon les recommandations des équipes médicales (qui n’étaient absolument pas pour l’allaitement maternel, mais passons…) et donc les soins de nez se faisaient avec du sérum physiologique, dans les hurlements et en maintenant notre tout petit bébé. Traumatisant pour tout le monde. Dans le même temps, j’ai eu rendez-vous avec ma sage-femme qui m’a rappelé la possibilité de faire ces soins avec mon propre lait… Par la suite, il se débattait encore et le fait d’ailleurs toujours quand on approche de son nez (le souvenir de cette hospitalisation est toujours là…) Mais il n’a pas hurlé avec mon lait. C’est beaucoup moins agressif pour lui, et cerise sur le gâteau, beaucoup plus efficace de mon point de vue. Depuis cette période, à chaque début de nez encombré j’ai utilisé mon lait et à chaque fois, il est soulagé en moins de 48h.
Pour les plaies et bobos du quotidien, j’ai réalisé un baume avec mon lait et de l’huile d’avocat entre autre, qui sert pour toute la famille. A la base, je l’ai fait pour chéri qui souffre de psoriasis et qui est soulagé quand il en applique. Il y a environ dix jours, mon fils est tombé au parc, la tête la première sur le béton. Il s’est éraflé tout le côté du visage et saignait au niveau de la paupière. Dès que nous sommes rentrés je lui ai appliqué le baume. Le lendemain, une croûte était formée, prête à tomber, et le reste du visage n’avait presque plus de trace. Moins de 48h après la chute, il n’y avait plus rien. Pour les recettes à base de lait maternel (baume et savon), j’utilise celles de ce groupe facebook, en adaptant avec ce que j’ai envie d’utiliser et ce que j’ai dans mes placards.

Enfin, même si je ne l’applique pas directement sur sa peau, il me semble important de te parler de la lessive que j’utilise pour entretenir son linge. Je réalise une fois tous les mois/deux mois la recette du livre de la Famille Zéro Déchet qui me sert pour absolument tout notre linge, sans mettre d’huile essentielle car je n’en vois pas l’intérêt. Elle laisse une odeur neutre, de propre, que j’aime beaucoup. Il n’y a que pour les couches lavables que j’utilise la lessive Ariel. J’ai une routine de lavage qui fonctionne et je préfère ne pas la changer pour l’instant, peur des fuites oblige. L’emballage est en carton et un paquet me fait 3/4 mois donc niveau déchet, c’est selon moi raisonnable. Mais je pense qu’en évoluant dans ma démarche, j’en viendrai à essayer de faire autrement… Ou alors mon fils sera propre avant que je sois prête à changer mes habitudes 🙂

Voilà, comme tu peux le voir nous avons le minimum, selon nous, pour notre fils. Et pour tout cela nous avons trouvé des alternatives respectueuses de l’environnement qui nous conviennent. Et toi? Qu’en penses-tu? N’hésites pas à me dire ce que tu utilises en commentaire, j’espère qu’on pourra en discuter. Dans tous les cas je te dis à très vite.

Des bisous,

Elodie.

Un bébé… ça pollue?

Enfant, Garçon, Lac, L'Eau, Jouer, Bambin, Peu


Quand j’étais plus jeune (ou plus exactement, quand je n’étais pas avec mon chéri) je n’étais pas sûre de vouloir des enfants. A ce moment là, dans ma tête, il n’y avait aucune préoccupation environnementale qui expliquait ma non-envie, je pensais simplement que ce n’était pas fait pour moi. Ensuite j’ai rencontré A. et avec 1000km entre ma Normandie et son Var, nous avons rapidement abordé ce que nous souhaitions pour l’avenir, histoire de ne pas faire perdre de temps à l’autre. Il ne s’imaginait pas ne pas avoir d’enfant un jour… Bon.

« Elodie, il vaut quand même le coup que tu y réfléchisses, celui-là« 

Au début de notre relation, bien avant ma grossesse, j’ai découvert via les réseaux sociaux cet engagement que prennent de nombreuses personnes. Ne pas avoir d’enfant, pour la planète. Et autant je n’étais pas sûre d’être un jour mère, autant je ne me sentais pas de prendre un tel engagement, certains allant jusqu’à envisager ligature des trompes, vasectomie… Je trouve cette décision forte, et j’admire ceux qui la prennent. Je me suis intéressée à leurs motivations, et ensuite, pendant ma grossesse j’ai entendu une ou deux personnes dire « Bah ça se dit écolo et après ça fait des gosses, bravo! »
Mais alors quoi? Pourquoi mon enfant serait un pollueur, à peine né?
Je ne te ressortirai pas de chiffres, statistiques ou autre, d’autres le font bien mieux que moi. Mais je te propose de réfléchir au sujet ensemble.

D’abord, je me suis demandée ce que je pouvais faire pour limiter les montagnes d’articles de puériculture qui semblent indispensables aux yeux des magazines et à la majorité des gens. Plus tu possèdes, plus tu es heureux? Mais mon bébé, lui, il n’a besoin que de moi, le reste il s’en fiche non? D’un point de vue matériel on a donc réduit notre impact sur l’environnement grâce à plusieurs choix : allaitement, couches lavables, portage, produits d’hygiène faits maisons (un article dans les recettes viendra sûrement) et j’en oublie sûrement.
J’ai voulu un accouchement le moins médicalisé possible. Encore une fois, pour énormément de raisons, mais avec le recul je me dis que j’ai évité une multitude de déchet par cette décision.

Voilà, toute l’arrivée au monde de mon bébé était low waste, je pouvais être satisfaite… non?
« Bah non Elodie, il va grandir et consommer, lui aussi, pff »
C’est sur ce point où j’ai du mal. Dans notre entourage, certains aiment débattre, et cet argument est ressorti comme si il suffisait de dire ça et hop, la question était réglée. Mais en fait, non parce que si je pars de ce principe là, je peux encore espérer consommer pour 50-60 ans… C’est donc une aberration que je reste là à consommer pendant autant de temps? et la planète alors? Si tout le monde réfléchit comme ça, on se pend tous et hop, plus de pollueur? Je trouve ça dommage de se dire qu’un être humain = un pollueur. Nous consommons tous, ça c’est indéniable. Mais est-ce que l’on consomme de la même manière? Est-ce que nos efforts quotidiens, nos choix de vie, n’ont aucun impact? Je suis plutôt de nature pessimiste et cette année, quand on nous a annoncé en juillet qu’on avait consommé toutes nos ressources de l’année, j’ai angoissé. Pendant des semaines. Les études sont sorties, les scientifiques se sont tous alarmés, et j’ai pleuré. Pourquoi j’ai fait un enfant si c’est pour lui faire subir tout ça?

La seule raison que j’ai trouvé, c’est l’espoir. J’espère qu’avec l’action de chacun, on pourra faire changer les choses. J’espère que mon fils aura un impact sur son environnement, peu importe à quelle échelle. J’espère que les valeurs que j’essaye de lui transmettre le marqueront, l’accompagneront dans ses choix futurs.
Alors oui, j’ai eu un enfant et peut-être même que j’en aurai un autre un jour, je n’en sais rien. Je n’ai pas d’attente concernant ce qu’il deviendra, je ne lui souhaite que de trouver sa voie à lui, de faire ce qui lui plaît. Cependant, je ne pense pas avoir accouché d’un pollueur comme on a pu me le dire. J’ai accouché d’un citoyen en devenir. Avec son père, nous lui transmettrons toutes nos idées, valeurs, nous lui montrerons nos actions. Dans 15 ans, il en fera ce qu’il voudra. Il trouvera peut-être qu’on en fait trop, dire que lui souhaite le dernier smartphone en date, ou même qu’on en a pas fait assez. Il aura sûrement raison, je passe mes journées à réfléchir comment faire plus !
Mon enfant aura tous les outils pour changer les choses, lui aussi, et si il s’avère qu’il veut devenir le PDG de T*tal, et bien ce sera son choix… J’espère juste que ce sera pour liquider la boîte 🤣

Tu l’auras compris, je suis plutôt partie prise sur ce débat. Je respecte énormément ceux qui prennent un engagement aussi fort pour la planète, mais, ayant décidé d’avoir un enfant, je me range évidemment du côté de ceux qui pensent qu’avoir un enfant ne veut pas dire accentuer la pollution. Cependant, j’aime nuancer mon propos. Pour moi, ce que nous transmettons à nos enfants est au moins aussi essentiel que nos actions quotidiennes. Ce sont les futurs citoyens du monde, à nous de leur donner les outils.

N’hésites pas à me donner ton avis en commentaires, également à me dire si tu préfères des articles plus longs, avec plus de données statistiques ou si tu veux que j’aborde un sujet en particulier… Tes retours sont hyper importants pour moi et je te dis à très vite!

Des bisous,

Elodie.

Image libre de droit trouvée sur pixabay .
J’essaierai d’utiliser des photos « maison » selon les sujets.